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 Nos premiers pas de danses...

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Mrs. Judge
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MessageSujet: Nos premiers pas de danses...   Mer 7 Sep - 17:11

... Douce et douce mélodie qui chante à ses oreilles; les zéphyrs s'engouffrent avec appétit dans sa chevelure blanche, et sous les rires de l'enfant, ils font le détour et reviennent la décoiffer avec douceur et plaisir. Elle rit avec douceur et franchise, innocence et candeur se mêle dans un tableau idéaliste: l'enfant se balade, un écureuil sur l'épaule, dans ses bras son sac de course et dans son dos sa grande cuillère - son arme redoutable - tape ses mollets à chacun de ses pas. Sans soucier de qui pourrait la suivre, qui pourrait lui vouloir du mal, de ses grands yeux bruns, elle fixe les visages, les curiosités et découvrent pour la énième fois les habitants du Rêve, les petits nouveaux, les anciens qu'elle reconnaît sans réclamer. Elle se faufile de sa petite taille au milieu du marché, se glissant entre les uns et les autres pour rejoindre une petite ruelle humide où le soleil est étouffé. Rien n'y personne ne pourrait lui faire changer d'avis, ni de sourires, elle affiche fièrement sa chevelure courte argenté lui découvrant la nuque mais épousant ses traits enfantins, un fin visage d'une infinie finesse, avec de bonnes joues, comme les enfants qui n'ont pas cessé de grandir et de développer leur être.

Soudain, son sourire disparaît, elle se stoppe au milieu de la foule, elle soupire.
Trop de monde, trop de monde! Elle n'arrive pas à voir les étales, elle ne peut même pas survoler les échoppes calmement pour faire les courses nécessaires pour son prochain voyage au coeur de ce monde gigantesque et magnifique, ce Rêve qu'on lui a offert, ce terrain de jeu où elle s'amuse et virevolte, où elle reste enfant à l'infinie. Combien de temps cela fait-il ? Elle ne sait plus, elle ne compte plus et d'ailleurs, elle n'a jamais aimé compter et savoir quel âge elle avait. C'est pour les adultes ça! Pas pour cette enfant dont le visage s'assombrit à vitesse grand V, comme le jour et la nuit. Son enthousiasme a disparut tandis qu'un rugissement bestiale, profond et retentissant sort de ses lèvres. Sa mâchoire émet de nombreuses craquements, ses dents poussent et deviennent crocs, son sac de provisions tombe au sol. Son fidèle animal choit de son épaule alors qu'elle saute dans les airs. Son corps s'allonge, s'affine, devient félin.
Quand elle retouche le sol, elle secoue la tête et une crinière épaisse et éclatante apparaît. Une mèche rebelle s'attache sur son visage. Maintenant remplit d'une prestance royale, d'une classe sidérante, elle grogne à l'assemblée qui, figée comme des statues de sel, n'osent respirer.

« DISPARAISSEZ OU JE VOUS DEVORE! »

Hurle-t-elle d'un voix grondante, toutes griffes et tous crocs dehors. En un claquement de doigt, les plus faibles - mères et enfants ainsi que les poltrons d'hommes ne voulant défier ce grand félin au pelage feu - obtempèrent sans demander leur reste. Il ne reste que les preux, les vaillants et les marchands qui ne peuvent esquisser le moindre mouvement de replis pour ne pas abandonner leurs commerces. Devant ce lion enragé, s'avance lentement des équidés, des stupides chevaux devenant Centaure pour l'affronter. Les Armes sont prises en mains. Les regards noirs s'échangent et le lion continue de grogner. Derrière lui se rallie ses pairs et une véritable meute apparaît. Deux clans rivaux, proie et prédateur, se font face.

« De quel droit tu o- »

Coupé dans son élan, un équidé ne peut finir sa phrase, alors qu'éclate le rire enfantin et cristallin de l'enfant redevenu petite-fille. Elle se tord de rire devant les interrogations des uns et des autres; tout devient absurde! Ce lion débordant d'élégance était une... Petite-fille ?

« Si vous voyez vos têtes! BWAHAHAHA! Ouuuuh... HAHAH! J'en peux plus! Hé! Sir Raÿms, tu vois la tronche qu'ils tirent ceux-là ? HAHA! C'la meilleure de l'année! Allez! On doit finir nos courses, maintenant que y a plus personnes, on peut passer! »

Le petit diable sèche ses grosses larmes de crocodiles et souffle une dernière fois, en un soupire, elle reprend ses courses et contourne les équidés qui, foudroyé par le changement, ne peuvent que dévisager les félins. Une question résonne dans leurs esprits: Qu'est-ce que c'était... A l'instant ?

L'un deux secoue sa large tête de guerriers et en quelques pas énervé, rattrape l'enfant, la soulève de terre par le col et la jette entre les siens.

« Minute, jeune fille.
- Aaaïe...
- Tu crois pouvoir libérer le marché de cette... Manière ?
- Z'êtes pas gentils les équidés.
- Ce n'est pas la question! A quel clan appartiens-tu ? »

Nouveau changement. Bonne humeur trépasse, l'orage se prépare, tandis que la petite-fille se relève, époussète son short et contemple son genou écorché. Elle soupire, jette un bref regard de biais à celui qui ose poser cette question... Idiote. Les félins se sont joins à la partie, piqué dans leur grande curiosité pour les plus jeunes, les vieux lions et lionnes contemplent de loin le farceur pris au piège sans daigner bouger la moindre moustache.
Silence dans l'assemblé. Les marchands tendent les cous. Les habitants sont à leur balcon pour regarder l'incartade, et les autres enfants se cachent pour voir le spectacle. Elle sourit à cette vision... Ils veulent du spectacle ?
Que le théâtre commence!

« Aucun, canasson. Regarde-moi bien: je suis une vraie petite-fille. Pas d'oreilles, ni queue, ni écailles, ni crocs, ni pupille fendu, ni museau, ni branchie. »

Elle hausse un sourcil, les mains sur ses hanches, penche la tête. Elle lit l'inquiétude, le doute, la peur sur tout les visages qui osent regarder la scène. Des sourires se tissent sur les lèvres, l'humour viens aux lèvres de certains, tandis que le souffle des autres se coupent sous la révélation.
Hé oui...
L'enfant mesure son effet avant d'approcher le "chef" des équidés qui a voulu lui donner une leçon de moral. Elle plisse les yeux, avant de lui décocher un sourire mutin.

« C'est mon Rêve. »

Qu'ils sont dupes! Les félins se sont déjà rapprochés, dressant leurs oreilles pour écouter le murmure qu'elle avait confié à ce cheval qui fait un mouvement de recul. La fixe, encore et encore, de haut en bas, la détaille pour être sûr, trouver quelque chose qui la trahisse. Un autre approche, par l'arrière et soulève une nouvelle fois l'enfant de terre.

« Ca suffit ces conneries. Ce ne peut pas être Lilith, on dit qu'elle est repartit piégé d'autres adultes de l'autre côté.
- Lâaaaaaaaache-mouaaaaaaaaaaa!
- Et si je dis non ? »

Il veut jouer celui-là ? Pas moi! Il va me lâcher!

Un coup d'oeil suffit à l'enfant et la voilà se transformer de nouveau. Le bas de son corps s'étend, des craquements osseux retentit, alors que la croupe, puis le dos, et le corps d'un cheval se rattache à son torse enfantin. Ses sabots se projètent vers le torse de celui en face d'elle, il fait un geste en arrière, titube avant de vociférer dans sa barbe. Il n'a pas le temps de porter ses mains à son arme qu'il se retrouve au sol, sonné d'un coup de cuillère géante.

« Tu vas le regretter! »

Crache ses acolytes tandis qu'on la relâche dans la fureur générale.
Vulgaire cheval... Aucune grâce! Aucune imagination! Ils vont payer!
Une poignée de temps plus tard, un tour de cadran, l'enfant quitte le marché avec quelques bleus, une entaille sur la joue droite et un grand sourire affublé sur son visage. Derrière-elle galope son animal, son écureuil qui s'empresse de se jeter à l'assaut de l'épaule de sa propriétaire.

« Tu es... COMPLETEMENT DINGUE, MARY ! Tu te rends compte de ce que tu viens de faire pour quelques provisions et juste pour ne pas être embêter pendant le marché ? Tu as STUPIDEMENT provoqué des Centhaurus Cheval! Les pires guerriers qu'on puisse croiser en ce bas mon-euh-Rêve! Tu te rends compte qu'on a faillit avoir les Centhaurus Lions sur le dos! Tu as la chance inouïe qu'ils soient d'un tempérament plus calme que ces équidés! Hé! Mary! Tu m'écoutes ?!
- Non.
- Qu-»

Aux portes d'Harrivage, l'enfant s'est arrêté et fixe l'horizon.
Une nouvelle chanson porte à ses oreilles, elle sourit. Qui le Rêve lui apporte-t-elle aujourd'hui ?
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 9 Sep - 16:03

Les deux silhouettes avancent bercées par la lumière du soleil, haut dans le ciel. Enveloppés dans un limbe de tissu nous couvrant tous le corps, nous marchons en direction d’Harrivage la plus grande ville du Rêve. Okar à réussit à regroupé une quantité assez incroyable d’informations alors que nous venons à peine de mettre les pieds ici.
Le tissu se froisse alors que je tourne la tête vers lui.
Depuis ce rêve, je sens que beaucoup de choses gravitent autour de nous, que tous ces éléments en suspension qui s’appuie sur notre propre lancée ne sont pas bénéfiques. Et si c’est le cas je ne tiendrais pas à savoir ce qu’il y a vraiment au-dessus de nos têtes. Tout autant que depuis que mes Ténèbres ont pris une proportion plus réelle je ne sais plus vraiment si je dois lui faire confiance ou non. Je n’arrive pas à me défaire de ce murmure que j’entends au loin. Cela m’agite continuellement alors que je fixe l’horizon. Je pense que je réfléchis trop sur le moment.
Le tissu lutte quelque peu à s’adapter à mes mouvements de tête alors que j’embrasse de mon regard la cité qui se dresse devant nous. Vaste et comme toute les autres. Il y a toujours ses senteurs, ses sons et ses ombres architecturales qui s’échappent des cités. Il faut que nous passions inaperçus dans l’absolu et ça risque d’être compliqué. Mes pensées sont confuses alors que nos pas nous poussent vers ses ombres se dressant fièrement devant nous.
Il ne fait pas si chaud que ça et pour une fois Okar à choisit un tissu relativement léger. Nous ressemblons à deux moines emmitouflés dans des toges. Aucune parcelle de notre corps est visible, tout est masqué, jusqu’à notre visage couvert par l’ombre de la capuche qui nous couvre. Mon regard se fixe devant moi. Mes pensées saturent mon esprit alors que tout devient de plus en plus confus. J’ai toujours fuis la vérité, c’est un véritable poison certaine fois. Et aujourd’hui je sens que nous ne sommes pas à notre place, j’ignore pourquoi la Déesse nous envoie ici mais elle doit bien avoir ses raisons.
J’avance machinalement sans savoir où nous allons, nous avançons là ou conduit le destin je crois.
Après quelques pas je sens qu’Okar c’est arrêté, le poids de son regard posé sur ma nuque fait que je me retourne. Nos regards se croisent, j’ouvre la bouche pour parler mais la referme aussitôt. Que pourrais-je bien lui dire ?
Sa voix suave s’élève sous ce soleil nouveau.

Esh…Tu penses trop. Tu n’as pas besoin d’être aussi torturé sur notre chemin et tout ce qui s’en suit. Suivons simplement notre voie. De plus ce n’est ni le moment ni l’heure pour parler de tout ça.

Je fais la moue. Il a raison et je le sais mais sans lui je me sens comme vide et pourtant il est là, face à moi. Malgré tout, c’est si différent.

Je le sais. Crois-moi. Je n’arrive pas à condenser mes pensées maintenant que tu es…Dehors.


Ma main vient saisir mon front, il faut que je cesse de penser.

Tout autant que je sais tout ça, concentrons-nous simplement sur ce que nous devons faire ici. Nous serons bientôt partis de toute façon. Et pour une fois, aie foi en moi.


Ses mots résonnent de force et cela semble apaiser le tumulte qui règne dans mes pensées. Je le fixe une dernière fois et ne rajoute rien. Je me concentre sur l’horizon. Vidant mon esprit. Et je reprends la marche. En cet instant alors que mon esprit se vide toutes ces pensées inutiles je prends conscience de deux choses. La première est que quoiqu’il advienne l’immortalité rend l’existence bien lasse. La deuxième est que même si je rechigne à l’admettre…Nous ne sommes pas à notre place. Okar m’a rejoint.
Le silence est là, Ténèbres et Lumière. Une forme se dessine à l’horizon, petite fille fixant nos deux êtres marchés à son encontre. L’Harrivage hein ? Je jette un coup d’œil furtif à Okar, nous ne devons pas nous faire remarquer. Les pensées sont écrasées par ce vide que j’ai appris à former. Il frappe mon esprit, le vidant profondément, balayant mes idées, balayant les nuances de mes réflexions comme un marteau frapperait les clous qui dépassent. Avec du temps à profusion notre esprit devient aussi malléable que du beurre chaud. Croyez-moi on peut rapidement oublier ce que nous sommes. Elle a l’air mignonne d’après ce que je vois, mais mon regard dépasse rapidement sa silhouette, j’observe le tumulte derrière elle…Je n’aime pas l’idée d’Okar mais vraiment pas sur le moment. Nous arrivons à son niveau comme deux ombres glissantes et silencieuses. Nous la dépassons. J’espère qu’on ne va pas faire coup d’éclat avec la rencontre du premier venu, ça serait dommage. Un questionnement me venu à l’esprit, si certains avec des capacités sensitives que ressentiraient-ils à notre égard ? Pour être franc, je crois qu’il ne sentirait qu’un vide, glacial, intense et froid. Après tout si nous n’étions à notre place, cette réalité, ce Rêve nous régurgiterait.
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 9 Sep - 22:22

Il n'avait pas menti. Il ne ment jamais. Normal! Un rêve ne ment pas, ce Rêve ne ment pas. Bien au contraire, il expose une froide vérité que personne ne voulait voir et admettre par peur ou prétention... Ou toutes autres raisons qui échappait à l'Enfant. Elle, elle attendait, là, calme et tranquille, savourant les effluves du Rêve qui venait l'informer de l'arrivée de ces nouveaux venus... Ils étais deux. Deux possédant la même âme, l'un Familier, l'autre Être. Deux face, une pièce! Qu'elle phénomène! Un mince sourire s'inscrivait sur ses lèvres tandis qu'elle attendait, dans la même position.
Une, puis deux, puis quatre et enfin dix minutes passèrent sans qu'elle ne daigne bouger, fixant l'horizon avec intensité. Son animal l'imitait avec plus d'inquiétude, fixant par moment le visage impassible et rieur de sa jeune maîtresse... Que se passait-il ? Que voulait-elle dire ? Le Rêve lui avait de nouveau parlé ? Il soupira avec gravité... Depuis combien de temps était-il ici, auprès de cette enfant particulière ? Il ne savait plus. L'écureuil se frotta les yeux de ses petites griffes. Ne plus penser. Ne plus penser. Ne plus pens...

Deux formes sombres se dessinent dans les méandres de l'horizon, se faisant déformer par la chaleur apparente du Désert entourant Harrivage. Elles avancent lentement, mais elles viennent. Le souffle du Rêve s'est éteins, le vent s'est arrêté, et vienne ces présences ni-hostile, ni-bienveillante... Juste... Neutre. Ces présences la regardent à peine, prenant à peine conscience de son existence, comme si, à force de rester là, elle était devenue un élément du Rêve indissociable de ce dernier.

Un murmure, un souffle, un nouveau battement de coeur s'accordant à la perfection sur le Rêve. Comparé à cette enfant, ils étaient comme des tâches noires qui brisaient cette osmose parfaite qui plânait dans l'air dés qu'on approchait de Mary. Ils la dépassèrent sans jeter un seul regard à son visage, à son regard, ni même à son arme incongrue. Tout en silence, ils se fondirent vers l'entrée d'Harrivage.
Sur les lèvres de l'enfant, se dessina un large sourire énigmatique. Elle eut un doux rire à peine étouffer, alors qu'elle lança sa tête en arrière, ses yeux s'arrêtant sur les deux formes s'éloignant...

« Mary... Mary... Tu... Non! Mauvaise idée, MAU-VAISE I-DEE! »

Chuchota l'écureuil à son oreille, tremblant d'appréhension et ayant encore un frisson persistant sous son pelage.

« Tais-toi Sir Raÿms. Eux. Je les adore déjà... »

Les dires de l'enfant n'était qu'un susurrement conquis, un langoureux soupire alors qu'elle se retournait. Ce même sourire s'élargissant, encore et encore, alors que ses jambes se mirent en mouvement. Ses doigts attrapèrent le manche de sa cuillère géante, et elle se mit à trottiner, puis courir et galoper à la poursuite de ces deux énergumènes que le Rêve lui avait apporté. Son visage si sérieux, si différent de son physique entier. En un clin d'oeil, un quart de secondes plus tard, son regard brillait d'innocence te de jovialité.

« Ohééééééééé !!! Attadeeeeeeeeeez !!! »

Elle les dépassa avant de se planter devant eux, écartant les bras pour les arrêter. L'enfant reprit son souffle, jugeant l'un après l'autre les deux encapuchonnés.

« Je DOIS vous parlez! C'est Important! »

Le Rêve me les a désigné... Ils doivent avoir besoin de moi... Ou l'inverse ?
Elle garda le silence, s'approchant lentement d'eux. Détaillant le visage du premier en fronçant les sourcils... Homme étrange, peut-être perdu, confus, un adulte mal réveillé dans ce Rêve-ci qui l'emprisonne petit à petit. L'autre c'est... Autre chose. Une bête, un animal en cage qu'on vient de libérer sans lui donner de laisse visible. Ni libre, ni emprisonner. Etrange! Non... Amusant décline-t-elle.
Le silence pèse, elle inspecte, regarde, imprime le moindre détails tandis que l'écureuil se cache sous ses cheveux, derrière son cou, ne regardant que d'un oeil les deux hommes.

« Vous êtes qui ? Vous venez d'arriver ? »

Sourire niais, figure simplette accompagnant ses paroles idiotes.
Mordra ? Mordra pas ?
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Sam 10 Sep - 12:25

Le monde ralentit sa course, nous avançons, présence languissante dans un autre monde. Malgré le vide de mon esprit les questions subsistent. Puis je suis intrigué, la présence croisé plus tôt remonte, nous dépasse et nous fait à présent barrage. Nous ne pipons pas un mot, nos capuches virevoltent en même temps et nos regards se captent. Un flux de pensée s’échange entre Okar et moi. Il amusant de voir que sur l’idée de ne pas nous faire remarquer, la première personne que l’on croise nous remarque. Je souffle de lassitude. Okar reste de marbre. Il me fixe de son regard sévère, il est énervé et irrité pour encore arranger les choses. Je sens son esprit m’envahir quelque peu, il me parle. Ne rien faire de spécial hein ? Je détourne mon visage du sien et observe enfin la petite. Dans l’immédiat deux choses me sautent aux yeux, elle est plus âgée qu’elle ne le fait croire et à des sens perceptifs aiguisés. Elle reste mignonne, innocence masquée, force émérite qui reste un phare de Ténèbres. Et puis tout ce lance comme une machine qui fut en veille, mon esprit entre en contact avec Okar, ne rien tenté de stupide. Mon regard plonge sur la fille, mes iris se teintent de bleus et l’infini se fait plus persistant au fond de mes prunelles. Mon genou s’abaisse et mon corps se plie pour être à son niveau. L’expérience apporte beaucoup de choses, malgré la complexité de l’existence nous gardons des fibres pures inchangées en nous. C’est comme un souffle perpétuel qui vous fera rester vous-même malgré les écarts que vous avez. Cette fillette m’inspirait beaucoup de choses en cet instant. Mais le plus marquant est cette impression que le monde semble cesser sa course, l’Univers ralentit, retenant son souffle. La Déesse nous accompagne je le sens, le sais. Nous voilà à un croisement. Okar se tend à côté de moi, je sens ses muscles se bandés prêt à réagir à n’importe quoi. Sa respiration se coince dans cet instant de ralentissement, une dernière pensée s’échange entre nous. Et ma voix émane, légère, caresse du vent dans les nuages.
Salut. Je m’appelle Esh et voici Okar – Ma tête fit un léger signe en direction de la silhouette qui nous surplombait – Et nous venons d’arriver oui.

Je réfléchis quelques instants, je n’ai jamais aimé les méthodes d’Okar bien plus brutale que ma vision même de l’existence, j’ai toujours été plus…Diplomate que lui. Depuis qu’il avait pris une place en chair et en os à mes côtés, un accord tacite c’était formé, je jouerais toujours le rôle de bon et lui du méchant. Ça en devenait presque amusant à la longue…Presque.
Malgré ma capuche, mes iris devaient diffuser une lueur bleutée au travers de la pénombre factice que créait le bout de tissu. Les reflets de mon visage devaient lui apparaître clairement à présent. Un point malus pour moi, mais il y avait peu de chance qu’elles nous mangent. A quoi bon jouer les fantômes si nous voulons un semblant d’informations ? Okar qui suivait le fil de mes pensées grognait intérieurement. Je fis un effort pour ne pas me retourner vers lui et mon regard se durcit malgré moi. Je pris la peine de faire un nouvel effort pour faire disparaître toute tension de mon corps et de mon regard pour ne pas paraître hostile, en venant même à sourire. Un sourire chaleureux, doux, profond. Ma voix toujours avec cette nuance mélodieuse et caressante s’éleva à nouveau.

De quoi veux-tu nous parler ? Qu’est ce qui si important ?

C’était étrange, cette scène était étrange. Je pouvais à présent étendre mon esprit sur le Rêve, sentir des choses qui m’avaient échappés avant à cause des pensées tonitruantes qui se fracassait sur mon esprit. A présent j’étais en paix, cette fillette avait réussi à calmer mon esprit. J’ignorais vraiment pourquoi, c’était tout bonnement étrange. Harrivage hein ? Il devait bien avoir des anciens ou je ne sais quoi de similaire qui prenait notes des nouveaux arrivants. Si cette fillette était déjà plus âgée qu’elles n’y paraissaient je me demandais ce que pouvait nous cacher ce Rêve. Et je devais à présent réfléchir à comment j’allais gérer Okar…Je l’entendis grogner une nouvelle fois et il se mit à parler à voix haute. Une voix grondante, légère, pleine de choses et d’autres.

Je vais devoir t’apprendre certaine chose mon joli Esh.

Là ça faisait un point malus pour lui mais puisque nous étions lancés…

Je conçois mon cher…

J’avais invariablement tourné ma tête vers lui, lui jetant un regard noir.

Alors gamine ? Qu’est-ce que tu veux nous dire de si important ?

Des fois je me dis qu’il mériterait quelques coups pour lui apprendre les bonnes manières, il avait sapé tous mes efforts…Comment s’étonner que les gens lui étaient du genre hostile après qu’il est ouvert la bouche ?
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Sam 10 Sep - 14:31

Quels drôles de types! Le Rêve les avait réellement mené à l'enfant ? Avait-il perdu la tête ce Rêve depuis que Lilith était parti chercher d'autres prisonniers ? L'enfant n'eut qu'un bref soupire, regardant ces deux hommes se présenter d'une manière si différente qu'il était presque impensable d'admettre qu'ils possédaient la même âme. Elle s'apprêtait à parler quand le second la coupa pour s'exprimer d'une manière brutale et sans détours; l'enfant arqua un sourcil avant de rouler des yeux et d'hausser les épaules avec non-chalance.
Elle jeta un regard sur son écureuil caché derrière ses cheveux avant de sourire.

« Hé bien... Pour commencer... »

Une fraction de seconde plus tard, deux coups de cuillères s'étaient abattu sur le sommet du crâne du plus sombre de ce duo mal-accordé. Sans ciller, elle ramena son arme vers elle et les jugea tout deux avec un regard froid et sombre.
Pour qui se prenait-il ? Moi ? Une gamine ?
Si l'envie de répliquer lui prenait, Mary avait déjà un sourire en coin présageant de nouvelles surprises peu plaisante... Mais pour qui ? La question restait en suspension alors qu'elle penchait la tête à gauche lentement.

« Je m'appelle Mary et non Gamine. Lui. C'est Sir Raÿms, mon familier d'âme. »

La dite petite fille monta du doigt l'écureuil qui fit un signe discret d'une patte. L'animal se redressa, s'étirant maladroitement sur l'épaule de l'enfant. Raÿms avait quitté depuis longtemps sa forme éthérée sous la demande de sa maîtresse et la reprit en un clin d'oeil pour essayer de disparaître aux yeux de ces inconnus... Esh et Okar qui semblait être tout sauf pour des choisis que le Rêve avait mit sur la route de Mary dans un but plus ou moins précis...

« Enchanté. »

Dit-il en détachant les syllabes, d'une voix fluette sans grand enthousiasme.

« Je n'ai rien à dire particulièrement puisque vous pouvez pas m'apprendre quelque chose d'important pour moi sur ce monde. Ce qui prime c'est: qu'est-ce qui est important pour vous ? Savoir où vous êtes ? Où vous irez ? Où vous voulez aller ? Ou... Pourquoi vous êtes-là ? Ce que je vous dirais dépend de vous en vérité... Enfin, je crois. Ce sont des trucs de grands et je m'en contrefiche depuis longtemps... Des trucs de grands. »

Son débit de parole était impressionnant et lorsqu'elle eut finit, elle interrogea du regard son écureuil, puis le sol, puis le visage des deux hommes avec intérêt. Elle attendait leur réponse avec une grande curiosité; quels seraient leur intérêt ? Leur but ? En avait-il seulement ? En les regardant, l'enfant pariait plutôt sur le duo de nouveaux prisonniers ne sachant même pas où ils sont réellement, ni quoi faire dans ce nouvel univers.
Ca lui rappelait sa propre... Non, même pas. Elle se souvenait pas du jour où elle était arrivée ici. Ca lui était égal de toute manière, elle se plaisait ici, dans ce Rêve, son Rêve et rien n'y personne ne pourrait ébranler le confort et le sentiment de sécurité qu'elle éprouvait ici.

« Alors... ? Votre réponse ? »
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 23 Sep - 8:45

Craquement léger du tissu alors que les deux coups de cuillère s’abattait sur le crâne d’Okar. L’action fut très rapide et alors que les dernières résonnances des impacts se dissipaient autour d’eux je sentis la première pulsation. Okar n’avait jamais été réellement canalisable quant à sa colère…Et bien il fallait mieux pour ce monde et pour tous les autres qu’il ne se mette jamais en colère. Je pouvais sentir la rage commencer à monter comme un orage prenant forme pour couvrir le ciel et caché la lumière par les ténèbres. Une lumière rouge diffuse s’observa sous sa capuche lui donnait en air plus sombre a son visage, rendant son aspect bien plus dur qu’auparavant. Ses yeux s’étrécirent en deux minuscules fentes et son regard se porta enfin sur son agresseur. Il allait agir je le sentais et je devais l’empêcher tout fait étranger. Nouvelle pulsation, j’ignorais ce que c’était mais la sensation qui s’imposait à mon esprit était très étrangère. Mon corps se tendit et je me sentis nauséeux alors qu’une nouvelle pulsation ébranla mon corps. Je reniflai nerveusement alors que le corps d’Okar se tendait comme un élastique. Tout se déroulait si vite et pourtant tout cela paraissait si lent, tellement lent…
La jeune fille s’était remise sur pieds et c’était mis à parler de divers choses. Je ne l’entendais plus, mon esprit semblait à des kilomètres de là et encore une pulsation. Je sentais mon esprit pressé des barrières qui n’auraient pas dû être là. Que pouvait-il bien se passer ? La rage qui avait envahi Okar quelques secondes plutôt s’emballa et se déversa en moi sans raison. Un sourire fugitif qui ne m’appartenait pas étira mes lèvres. Un sourire représentant des émotions qui me paraissaient très lointaine. Je sentis plusieurs gouttes perlés de mon front alors que j’essayais de comprendre ce qui se produisait sous mes yeux sans pour autant que j’y comprenne quelque chose. Une pulsation plus violente que les autres fit trembler mon bras. Okar avait quitté des yeux notre interlocutrice et c’était posé sur moi, il semblait plus surpris que je ne l’étais encore. Alors que je saisissais le poignet de mon bras tremblant en le serrant de toutes mes forces pour que tout ça cesse j’essayais de me calmer. La panique commençait à se faire sentir alors que je n’arrivais toujours pas à comprendre ce qui m’arrivait. Ce qui nous arrivait. Qui était cette fille ? Etais-ce elle qui me faisait ça ? La surprise passée Okar fit une première enjambée pour se rapprocher de moi et mon cerveau luttant contre la panique, contre l’état qui prenait possession de mon corps ne semblait plus en mesure de me protéger. Et j’eu des flashs d’un autre monde. L’air devint plus lourd, beaucoup plus lourd. Une deuxième enjambée d’Okar qui était à présent presque contre moi. Une dernière pulsation alors que mon bras valide fut secoué de spasmes à son tour. Et l’espace d’une seconde ou deux je sentis autre chose au fond de mes abysses. Quelque chose qui n’aurait jamais dû s’y trouver. La pression que j’avais sur le corps et sur l’esprit s’accentua encore et commença à transparaître sur le Rêve. L’espace autour de moi se comprima, ses flux se dilatèrent et je pense que même quelqu’un sans perception spécifique pouvait voir cet espace autour de moi se compressé autour de moi. Je ne savais plus, oui, je ne savais plus du tout. Comme si je n’étais plus vraiment là et alors que je pensais sombrer dans un ailleurs le bras d’Okar saisit mon épaule et commença à presser d’une poigne de fer celle-ci. La douleur se répercuta sur tout mon corps et tout reflua. L’air autour de moi reprit un aspect normal et les tremblements cessaient. J’avais la bouche cendreuse, mon esprit revenu en pleine possession de ces moyens cherchait Okar du regard, il se posa sur la jeune fille et ensuite découvrit celui que je cherchais penché sur mon visage. Je me rendus compte que j’avais un genou à terre. Je ne me souvenais pas avoir perdu l’équilibre…Est-ce que j’étais en train de perdre le contrôle.

Les muscles de la fillette se bondèrent et je sentis les deux coups de cuillère sur le sommet de mon crâne. La colère s’empara immédiatement de moi. Pour qui elle se prenait ? Je reniflai sèchement, je devais impérativement me contrôler. L’envie d’écraser son crâne à main nue n’était pas forcément ce qui passait le plus inaperçu. Esh devait sentir tout ça mais peu importe j’étais comme j’étais. Et je le sentis, je crois que ça ne pouvait pas tomber plus mal. Il ne fallait pas qu’il cède, je pus sentir le flot d’émotions le parcourir alors que les premiers jets de puissance remontaient. Je fis deux enjambées et j’étais déjà à son contact, ce qui venait de se passer avait dû lui paraître une éternité mais ça n’avait duré qu’une seconde. Je compris que j’étais responsable de sa première libération. On ne pouvait pas forcément appeler ça une libération et heureusement d’ailleurs cependant c’était bien là et j’allais devoir veiller sur lui comme sur mon ombre maintenant. Bordel ! Et la gamine se mit à bavasser et blablater sur des éléments qui en cet instant ne nous touchait pas. Elle pourrait très bien pu danser devant nous en imitant la poule ça aurait été la même chose. Ma main sur son épaule et avec la pression suffisante réussit à le calmer. Mais pour combien de temps ?
Et c’est là que je vus son regard. Le seul regard au sein de l’Univers qui me faisait frissonner, moi Okar, et quelque part je haïssais Esh pour ça. Un regard qui vous glace les os jusqu’au sang. Je voulus faire un léger mouvement pour la gamine évite de le voir mais il était trop tard, Esh avait déjà tourné la tête vers elle. Je n’aimais guère comment la situation tournait nous perdions le contrôle et ça ce n’était pas envisageable. Ses yeux reprirent leurs teintes habituelles mais il était déjà trop tard, j’avais déjà froid. J’ignorais comment on pouvait-on faire face ne serait-ce qu’a l’intensité de ce qui l’habitait une seconde plus tôt. Je n’avais que deux certitudes sur le coup. La première ce qui si la gamine avait vu les yeux de Esh possédé alors elle devait avoir peur à présent, il est vrai que ça peut paraître étrange mais personne ne peut rester stoïque en fixant le Néant de Toute Chose dans les yeux. La deuxième c’est qu’Esh était en état de choc. Il fallait que je trouve une parade tout de suite. Alors que je fixai Esh son visage m’apprit que je lui faisais mal je relâchais mon étreinte. Je crois que j’avais la solution pour sauver les meubles, le seul espoir que j’avais c’est que la gamine n’ait pas vu ses yeux…Oui…Elle devait absolument n’avoir rien vu.

J’ignore comment tu fais ça fillette, même si j’ai été quelques peu rustres tu ne devrais pas avoir à faire subir ça à mon compagnon. De plus nous ne sommes pas hostiles.

Il expira lentement. Il fallait que les apparences soient sauves…Pour le bien de Esh. Et merde pourquoi cela arrivait-il au pire au moment ? Ma voie se durcit alors que je fis volteface. J’étais entre elle et Esh, il se relevait d’ailleurs, une bonne chose.

Des trucs de grands hein ? Je n’ai rien compris à ton charabia et je vois qu’ici quelques paroles suffisent à créer du conflit. Ce que nous voulons ? C’est qu’on nous foute la paix, tu comprends ?
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 23 Sep - 12:05

Quelques touches d'un souffle incertain se dégradant. L'un retenait sa respiration tandis que l'autre respirait avec une rage mal-contenue palpable dans l'air; déchirant l'harmonie parfaite régnant autour de Mary. Les quelques secondes suivantes, les yeux de l'enfant étaient happés par le comportement d'un des membres de ce duo... Esh ? Oui, c'était son nom. Mary fronça les sourcils, devenue en une fraction de secondes, plus sérieuses qu'on ne pourrait l'imaginer en la connaissant pour ces farces multiples et les vilains tours qu'elle jouaient à qui croisait sa route, parfois mortel! Il fallait bien l'amuser cet enfant, l'occuper, et rien de mieux que dans un Rêve provoquer un frisson d'adrénaline! Ce qui se déroula sous ses yeux étaient si énigmatique qu'elle ne put décrocher son regard d'Esh, occultant l'autre rustre enragé qui l'accompagnait.
L'espace, pendant un temps, sembla souffrir, le Rêve tout entier se tordait de douleurs autour de ces deux êtres. Un vent violent survola Harrivage, frappant le visage de Mary qui ouvrit la bouche, ses yeux ronds de stupeur... Ou de peur ? Car lorsque son regard croisa celui d'Esh, un cri de souffrance et de rage mêlé transperça son esprit, la faisant tanguer. L'Enfant fit quelques pas en arrières. Son visage était aussi pâle que les cadavres nourrissant le Rêve.
Le Rêve avait... Souffert... ? Une pression phénoménale s'exerça sur sa poitrine. Son coeur fit quelques ratés, s'arrêtant puis reprenant un rythme effréné. Mary retenait sa respiration, ce qui aggravait la pression et l'air manquant dans ses poumons, lorsqu'elle voulut prononcer un mot, une parole, ou plutôt, une question; cet Okar se mis entre eux et déblatéra des âneries plus grosse que lui.
De la peur elle vira à la colère, balançant son corps en avant.

« Tais-TOI! Le Rêve a souffert! Pourtant vous n'avez pas atteins Lilith! Je veux savoir comment et pourquoi le Rêve a crié! Vous n'êtes pourtant que des consciences d'adultes emprisonné ici pour vous réapprendre ce que vous avez oublié au profit de mauvaises choses! Vous ne savez même pas combien s'est douloureux! J- »

Les larmes lui étaient montés aux yeux, alors qu'elle essayait de contrôler sa respiration et de comprendre ce qui venait de se passer. Elle avait peur. Elle était en colère. Elle avait envie de fuir et de rester en même temps, de les épargner ou de les tuer pour l'offense et le mal fait.
Ils étaient un danger, un grand danger! Mary se mit à gémir de douleurs, tanguant ostensiblement, ne pouvant finir la phrase. Dans sa tête, tout se mit à grésiller, comme une radio mal réglé. Les informations avaient du mal à venir à elle et...

« MARY A DROITE! »

Cria l'écureuil d'une voix fluette et remplis de peur alors qu'il s'élançait vers le projectile qui filait vers la demoiselle. L'enfant eut à peine le temps d'ouvrir les yeux qu'elle sentit le souffle froid et mordant lui prévenant d'une mort prochaine... La sienne ?
Peur. Colère. Inquiétude et Adrénaline se mêlèrent alors à son sang. Cocktail explosif qui la fit réagir avec une vitesse époustouflante. Elle se décala au dernier moment, abandonnant sa cuillère, écartant son Familier d'Âmes du javelot d'un coup de bottes et se redressa.
Dans ses yeux dansaient une lueur... Indéfinissable. Autour d'elle tremble l'air ambiant et dans le ciel les nuages se rassemblent. Elle lève les yeux vers sa droite, et voit sur le toit d'une maison s'enfuir une forme. De ses lèvres sort un soupire lassé, elle baisse son regard, fixe devant elle: dans l’allée principales s'avança un être à la corpulence impressionnante, aux cornes de taureaux auréolant sa tête avec prestance. Couvert d'une cape déchiré empestant l'odeur du sang séché et de la vie arraché aux âmes infortunes ayant croisées sa route.

« Je t'ai trouvé garce! Tu vas payer la vie de mes compagnons prisent! Tu nous avais donné ta protection! Tu nous as livré en pâture au Rêve! »

Au file de ses pas, des craquements osseux résonnent avec force tandis que l'être se change en véritable créature mythologique. Surplombant l'enfant, si petit, si frêle en comparaison, l'être souffle un air brûlant sur elle.

« Je suis occupée Minotaure.
- Occupé ? Ahahaha! A chercher de nouvelles proies pour le Rêve et tous nous condamner! Tu travailles pour Lilith, c'est ça ? Tu es là pour tous nous condamner! »

La voix du Minotaure tremble en rage et tristesse, il jeta un regard froid aux deux êtres derrière Mary avant de leur faire un signe du menton.

« Tenez-vous à l'écart de cette Chose si vous voulez rester en viAAARGH. »

Il ne put terminer sa phrase que l'Enfant venait d'enfoncer dans sa gorge une... Corne ? Mary soupira, enfonçant un peu plus la corne dans la gorge de cet imprudent. Sa colère s'était déchainé et voilà l'Enfant changé en semblable à son détracteur! Un Minotaure certes plus petit et d'une prestance moindre comparé au véritable.
Le sang coulait à flot sur Mary qui retira la corne de sa tête de la gorge dans laquelle elle l'avait plantée, laissant le Minotaure mourir à ses pieds, portants ses mains mi-humaines, mi-bovines à sa gorge troué proprement. L'Enfant reprit sa forme de petite fille, et s'accroupit à côté de la tête de son détracteur.

« Je vais te confier un petit secret... Adulte. Je ne suis pas une vulgaire "Chose", je suis une Petite-Fille du nom de Mary. De plus, je n'ai jamais donné ma protection, j'ai juste accepté de vous servir de guide au travers du Rêve. Si tes compagnons et toi n'étaient pas fichu de se battre pour survivre, ce n'est pas mon problème, je suis juste un guide.»

Elle se redressa avec lenteur, regardant le dernier souffle de vie retenu avec acharnement par cet adulte tremblant de peur n'ayant pas compris la leçon... N'ayant même pas effleuré l'idée d'un but, d'un rêve. Mary s'écarta, se retourna et lui lança par-dessus son épaule un vague:

« Repose en Paix, Minotaure. »

Elle continua sa route, ramassant sa cuillère, sans attendre son familier d'âme qui galopa derrière pour gravir son corps et se retrouver sur son épaule.

« Mary... Ca va... ? »

Couina le petit animal tout inquiet, posant une patte sur la joue de la petite fille, essuyant la marque d'une larme.
Le corps du défunt fut happé par le sol sur lequel il reposait. Une bouche informe se forma sur le sol et aspira le cadavre avant de se refermer.

Le visage grave de l'enfant se posa sur l'étrange duo. Elle marqua une pause sur eux.
Non. Elle n'avait plus envie de les aider maintenant. La colère asphyxiait sa personnalité, sa bonne humeur, l'étouffant et ne faisant ressurgir qu'un flot de hargne et de regrets dont elle devait se purger...
Ce n'était que des... Crétins! Tous!

« Sauvez par le gong, on dirait. »

Pensa-t-elle tout haut.

« Je ne laisserais pas en paix ceux qui peuvent atteindre le Rêve. »

Et au-dessus de leurs têtes, éclata l'orage. Le Ciel, ou peut-être le Rêve entier ? Se mit à pleurer.
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 23 Sep - 15:13

J’avais le corps douloureux, chacune de mes articulations me rappelaient à l’ordre alors que je me relevais. Mes muscles étaient encore bondés et j’ignorais pour quelle raison. Mon corps se languissait de quelque chose et j’avais la désagréable impression que ce n’était pas le mien. La douleur était vive mais supportable. Je n’avais aucune blessure et je savais que je n’avais pas été frappé. C’était étrange je savais avoir vécu ce qui venait de se produire durant quelques secondes mais ma mémoire devenait sombre au fil des minutes qui s’écoulait. Okar semblait en savoir beaucoup plus qu’il me le faisait croire. Encore cette impression qu’il se jouait de moi et curieusement je commençais à comprendre que ce n’était pas un jeu. L’impression revenue, cette impression de lassitude que j’avais éprouvée après mon réveil dans ce monde. Elle avait disparue après quelques heures faisant son retour en cet instant. Ma bouche toujours cendreuse me fit faire quelques toussotements et une fois droit je commençais à percevoir ce qui m’entourait normalement et pas avec ces impressions qui avaient du mal à me quitter. Okar échangea quelques phrases avec la fille et elle se mit à … Enrager il faut croire. Une rage mêlée à de la tristesse et avec une odeur récurrente de peur. Puis un étrange personnage l’alpagua. Un minotaure d’après leurs dires et son apparence. La main d’Okar sur mon épaule ne m’avait pas quittée mais la force de sa poigne par contre si. D’ailleurs mon épaule était plus douloureuse que le reste de mon corps il avait été proche de me la briser. Quoiqu’il est pu faire, cela avait stoppé mon état et pour ça il aurait même pu me casser l’épaule. Je pris une grande inspiration, l’air froid et humide entrant dans mes poumons me calma. Prenant conscience de ce que mon corps languissant tant je toussotai à nouveau. Je repris mon souffle pensant que c’était peu probable. Mon cerveau marchait beaucoup plus vite que je l’aurais voulus relançant la douleur. Mon corps languissait de…Puissance. Je ne savais pas où on était, pourquoi et surtout je ne comprenais pas ce qu’il venait de se passer. Je fixai Okar pendant un long moment alors que la fille bougeait pas mal. Aucun de nous deux fit attention à ce qu’il se passait autour nous avions cet échange silencieux dont nous avions le secret, pas de mots, pas de sons ou de bruits, juste le silence et le regard. Je lui offris un sourire et clama d’une voix un peu plus brisée que je l’aurais voulus ce que je pensais vrai, enfin je croyais que c’était vrai.

Je vais bien Okar.


Ses yeux se firent plus petits encore qu’ils n’étaient, deux feintes immobiles et à peine visible rougeoyants, ardents. Puis il baissa la tête et sa main quitta enfin mon épaule. Après que la fille est tué le minotaure de manière peu commune, il se passait un phénomène étrange. Le Rêve semblait doter d’une vie propre et ingurgita le corps. Ce monde était assez fou pour être honnête, quelque part c’était original. Je fis inventaire de mon corps et tout allait bien. Je pouvais marcher. J’esquissai un pas et faillit tomber je n’arrivais pas à garder l’équilibre. Me rattrapant in extremis Okar me saisissant au vol je manqua de m’étaler par terre. Je soufflai un peu Okar ne bougeait plus un cil. Il était préoccupé et me bloquait l’accès à ses pensées je respectais ça mais ce n’était pas plus agréable pour autant. Pour une première interaction avec la peuplade de ce monde c’était étrange. La fille s’approcha de nous et fit une remarque assez profonde. Elle ne comptait pas nous lâcher. Super. La pluie se mit à se déverser à grosse gouttes autour de nous. Le tissu couvrant notre corps et notre visage se fit collant et alors que nous restions figés je pouvais sentir Okar brulé de colère dans mon dos. Je me redressai légèrement Okar m’aida automatiquement et bientôt je fus de nouveau droit. Je n’insistai pas et resta campé sur mes pieds. Je levai les mains pour abaisser ma capuche et au même moment les muscles d’Okar devinrent durs. Oui nous avions convenus de demeurés le plus possible dans l’ombre, l’immédiat était de régler nos problèmes. Le tissu tomba sur ma nuque dévoilant mon visage. Je n’avais jamais compris l’impact de notre beauté sur le monde et ça demeurait un fait hors de ma compréhension, malgré ça je voyais déjà certaines femmes ou créatures féminines me fixée perdant usage de leur main ou arrêtant carrément ce qu’elle faisait. Ma blancheur devait être insistante sous la noirceur du ciel. Mes cheveux doux et fins furent rapidement plaqués sur mon visage à cause de la pluie abondante et leurs couleurs d’argent mirent en valeur les reflets de ma peau et sa blancheur. Mes iris produisaient une couleur bleue nuit en cet instant et je savais qu’ils étaient d’une profondeur très intense. Quant à mes traits fins pleins de grâces je savais qu’ils feraient leurs effets. Je paraissais en cet un instant véritablement inoffensif. Voir même faible. Je souriais d’un sourire doux et étincelant. Lumière…Oui…

Je suis désolé vraiment. Je ne sais pas trop ce qui se passe mais nous ne sommes vraiment pas hostiles. Nous allons partir maintenant.


Il y avait beaucoup de douceur dans ma voix. Je ressentais le besoin d’adoucir les choses et Okar souffla pesamment dans mon dos. Il faisait d’immenses efforts de contrôle pourtant quelque part je savais qu’il reconnaissait la nécessité d’une telle action. Sa voix plus caverneuse se fit entendre dans le silence que j’avais créé sans le vouloir.

Il a raison. Il vaut mieux qu’on parte à présent. Nous ne voulons aucun mal à personne ou au Rêve ga- Filette.


Dernière édition par Esh le Ven 23 Sep - 16:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 23 Sep - 16:01

La pluie ne mit que peu de temps avant d'imbiber les vêtements de l'enfant, mais n'y prêtant guère attention, elle continua de fixer ces inconnus portés par le Rêve jusqu'à elle. Essayant de faire le tri dans son esprit qui s'était retrouvé sans dessus-dessous, son calme olympiens et sa bonne humeur avait disparu pour laisser place à un équilibre fragile d'émotion toutes plus fortes et destructrices les unes que les autres. Ce maelström dévastait ses pensées, l'empêchant de penser correctement. Mary faisait abstraction de la douleur sourde qui résonnait encore à l'intérieur de son corps, se concentrant pour ne rien laisser paraître.
Elle devait être forte, elle devait l'être pour le devenir, c'était un impératif! Lorsqu'Esh se sentit assez... Rétabli ? Pour parler de nouveau et briser l'ambiance tendu qui s'était installée. Était-ce elle ou il essayait de la rassurer assez pour qu'elle revienne sur sa décision ? Il était hors de questions de laisser ces deux énergumènes sans surveillance et voir le Rêve mourir de leurs mains, par leur faute! Si le Rêve les avait envoyé vers, il y avait une raison, il y avait toujours une raison! Elle entrait et sortait de la vie d’innombrables personnes dans le seul et unique but de comprendre pourquoi le rêve les avait fait croisé sa route sans but, sans rêve que de garder ce dernier l'ayant accueillit et, en quelque sorte, sauvé. Non. Hors de questions de les laisser errer ici et là, cherchant leurs propres solutions. Le Rêve devait perdurer, sinon... Qu'adviendrait-elle ?
Sa tête lui fit mal, la coupant dans son flot de pensée, et en posant une main sur son front brûlant, elle fut surpris par... La pluie. De grosses gouttes avait collé ses cheveux à son visage, son cou, sa nuque, et leur couleur si chatoyante semblait se délaver à vu d'oeil pour une autre, sombre et vacillante.

« Je crois qu'on devrait se mettre à l'abri de la pluie... On a pu être un peu brute et le mieux, peut-être, serait de vous offrir l'hospitalité dans un lieu où vous pourrez rester au calme. Vous savez, ici, à Harrivage, les nouveaux venus se font vite remarquer et ... Je doute que vous connaissiez les lois qui régissent les relations entre les habitants du Rêve. »

L'écureuil s'ébroua une première fois, sortant des cheveux humides et lourds de l'enfant pour se montrer à ce duo. Le regard noir de Mary n'y changea rien à sa proposition, et, tout en tapotant l'air de ses griffes machinalement, il reprit la parole.

« Nous n'avons pas eut le temps de vous le dire mais... Nous sommes si vieux en ce Rêve qu'il arrive qu'il nous apporte de lui-même des nouveaux venus à prendre en charge pour que nous sachions si il faut les éliminer, les surveiller ou les aider dans leur survie. C'est, en quelques sortes, ce qui est arrivé pour vous et ce qui a mis le chemin de moi et Mary sur votre route. Comprenez qu'on ne peut pas réellement vous laisser repartir sans avoir statuer sur votre venu dans le Rêve... Acceptez notre aide, au moins pour l'orage, et venez vous réchauffer chez nous. Nous habitons à Harrivage Ouest, entre des vieilles boutiques, un coin un peu désert, c'est à deux pas et vous aurez un endroit où loger le temps dont vous avez besoin pour explorer la capitale du Rêve ou même les quelques ouvrages qui retracent l'histoire du Rêve et pourront vous apprendre comment survivre ici. »

Il s'exprimait d'une voix douce dénué de toutes intérêts hostiles et montra d'une patte la direction de l'habitation de l'enfant et lui-même. L'écureuil jetait quelques regards à sa maîtresse, inquiet de sa réaction, mais Mary resta silencieuse, boudant la proposition et le duo d'inconnu! Ainsi, la voix de Raÿms, par moment, paraissait hésitante et peu sûr de lui.

« Ce n'est qu'ici que vous trouverez de l'aide, vous savez, ça nous ferait plaisir de pouvoir nous racheter. Je vous expliquerais ce que vous avez besoin de savoir autour de quelque chose de chaud. Alors... ? Mary... ?
- Je m'en fiche. La Maison est aussi à toi. Qu'ils viennent si ils veulent. »

Rétorqua l'enfant dans un grincement de temps. L'écureuil eut un imperceptible sourire paternel avant de se tourner vers Esh et Okar.
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 23 Sep - 22:06

La tournure des évènements étaient aussi étrange que les habitants de ce monde. La fillette avait démontré une certaine habilité dans le combat mais ce qui me préoccupait était de faire en sorte qu’Okar démorde de son air boudeur et surtout que sa rage se calme. C’était ce qui semblait être son familier qui commença à parler et à nous proposer de venir chez elle…Chez eux. Je ne comprenais toujours pas ce qui venait de se passer comme si il était impossible que je puisse comprendre. Cette sensation de lassitude étrangère commençait à disparaître en même temps que la douleur refluait. Lorsqu’il eut finit je méditai ces propos. La fillette semblait détenir des informations sur le Rêve et sur Lilith. Il fallait tenter l’expérience. Je tournai légèrement la tête vers Okar pour fixer son regard. Et un nouvel échange silencieux commença.
Après quelques longues secondes je notai que bien que ça ne lui faisait pas plaisir de se retrouver n’importe où avec n’importe qui sur des terres que nous ne connaissions pas c’était notre meilleure ouverture sur les us et coutumes de ce monde. Je me tournai face à la fille cette fois et me mis à sourire de nouveau.

Nous vous suivons.

Je remis ma capuche sur mon visage et les invita à marcher devant pour nous indiquer le chemin en faisant une légère révérence. Okar avait rejoint mon niveau et je sentis que quelque chose clochait. Il paraissait angoissé et puis son esprit se ferma à moi encore. Je détestais quand il faisait ça. Nous nous sommes tous mit à marcher, déambulant dans des rues que nous ne connaissons pas et dans une cité pour le moins très originale. La peuplade de ce monde semblait être très mystifiée au travers d’animaux. Je sentis Okar ralentir l’allure et ralentissais à mon tour.

Esh quoiqu’il advienne à l’avenir ne te mêle à aucun combat quel que soit la menace je me charge de tout.

Le ton de sa voie était étrangement calme et dénué de tout sens profond. Il me cachait quelque chose et je le savais et c’était ça qui était le plus énervant ces réticences à se livrer à moi alors que nous faisions partis d’un tout à l’origine. C’est ce que je croyais malgré certains doutes qui avaient vu le jour après notre séparation physique. Il était comme je l’avais imaginé mais l’avoir à mes côtés était pour le moins déroutant. Avant ce n’était que mon imagination que donnait une certaine réalité à l’image que j’avais de lui et là c’est comme si j’avais le nez enfoncé dans le mur. La parabole était amusante d’ailleurs. Je souriais après tout peut être nous serions nous pas si mal ici. Puis sa phrase me fit chanceler dans ma réflexion.

J’aimerais comprendre pourquoi tu te fermes autant et surtout pourquoi je n’aurais le droit de me battre.

Nous parlions à voix basse comme des comploteurs mais nous ne connaissions que peu de choses sur nos deux sauveteurs…Enfin tout est relatif. La pluie continuait à tomber, plongeant l’activité de la cité dans le silence presque pesant. Okar s’arrêta et posa sa main sur mon épaule pour la deuxième fois aujourd’hui. Ce n’était pas dans ses habitudes et pour être honnête cela me faisait tiquer.

Esh…Fais-moi confiance pour le moment c’est tout ce que je peux te dire.


Je restai là-dessus je ne pouvais plus rien tiré de lui de toute façon, il c’était fermé comme une huitre. Je reniflai sèchement et nous reprîmes une allure rapide. Nous rejoignons la fillette et son familier. J’aimais la pluie. Oui je l’aimais.

Dites Mademoiselle, vous connaissez Lilith ?
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MessageSujet: Re: Nos premiers pas de danses...   Ven 23 Sep - 23:23

Elle enrageait! Elle enrageait! Pourquoi Raÿms leur avait offert leur hospitalité ? Tandis que Mary prenait le chemin de leur maison, avançant d'un pas soutenu au travers d'un dédale de rues et ruelles se ressemblant presque toutes, montant et descendant de petits escaliers, passant à travers des traboules fraichement construites ou d'autres qui semblaient montrer des signes de faiblesses flagrants. Ils n'avaient rien à faire avec eux, rien à faire chez elle, rien à faire dans son monde! Ils devaient partir, loin, et mourir dans leur coin comme tout ceux qui ne bénéficiait pas d'une initiation aux règles du Rêve aux normes! Mourir, déchiqueté, tué, assassiné par un quelconque truand ou créature mystique de ce monde qui leur avez ouvert les bras avec tant de générosité, leur offrant la chance inouïe de Rêver à l'infini, ils devaient mourir pour alimenter, nourrir, ce Rêve fantastique qui la protégeait et l'amusait. Son mal de crâne disparut, lavé, emporté par la pluie qui ruisselait sur son visage sans qu'elle essayait de se protéger. Remarquant la lenteur des deux autres, Mary lâcha un bref soupire sec, grinçant des dents, boudant et renâclant. Elle jeta un oeil à son familier qui n'osait dire le moindre mot, lui adressant un regard piteux et larmoyant.

« Mary... »

Supplia l'animal avec tendresse, posant ses pattes sur sa joue, se rapprochant de son cou pour s'y loger. Ce n'était pas tant la souffrance dont avait témoigné Mary à propos du Rêve qui inquiétait l'écureuil, mais la violence avec laquelle elle avait exécuter le Minotaure, sans se soucier de son âme ou de sa destiné, ou même si le Rêve avait pour cet être, trouvé une vocation amusante et distrayante à ses yeux. Les Larmes que versait Mary en silence se joignait à la pluie, ainsi, sa peine était invisible.

« Ne pleure pas Mary... »

L'Enfant était bien des choses mais pas une meurtrière, sinon, la domination du Rêve lui appartiendrait déjà. Mary n'eut rien à répondre, reniflant et continuant de marcher, jetant, par moment, des regards aux décors, aux maisonnées toutes fermées qui semblait les regarder passer avec leurs volets de couleurs. Sous cette idée incroyable et fort possible en ce monde, une esquisse de sourire brisa le si inquiétant sérieux dont l'Enfant s'était vêtue.
Quelques minutes supplémentaires lui suffirent pour retrouver le chemin de son monde et esprit d'enfant, et son éternel sourire mutin reprit ses droits sur ses lèvres.

Le Silence accompagnait leur marche, avant que l'un des étranger vint les rejoindre. Mary lui accorda un bref coup d'oeil, avant de continuer à marcher, ralentissant néanmoins le pas. Sous leurs yeux se présentaient une vaste allée verdoyante où de petites boutiques aux formes rigolotes toutes faîtes de pierre et terre cuite se dressaient devant eux, se pressant les unes contre les autres ou même s’entre-chassaient. L'animal eut un bref sourire qui se valait amical envers Esh.

« Lilith est la créatrice du Rêve, de ce monde en somme. Personne ne sait qui elle est, personne ne connaît son visage ni sa véritable nature. Personne n'a de lien avec elle, tout ce qu'on sait via des rumeurs, c'est qu'elle n'est pas une Centhaurus ni une Anthra, elle a l'apparence d'une petite-fille normale. Enfin, on sait même pas si c'est une fille d'ailleurs. On sait juste qu'elle existe. Qu'elle nous a envoyé ici dans un but précis et qu'elle ne nous relâchera pas avant qu'on l'ait atteins. »

Laissant son explication en suspend, l'Enfant venait de s'arrêter devant une porte à la peinture rose écaillé. Elle sortit une clef et ouvrit la porte à la volée. La douce chaleur de la maison les prit au corps. La maison était sur un seul et unique étage, un énorme salon leur faisait face, où le sol était presque recouvert entièrement de livre, des piles monstrueuse épousaient les murs et manquaient de vouloir s'écraser sur le sol à tout moment. Des couleurs chaudes et chatoyantes égaillait la pièce. Des fauteuils à l'air usagé et pourtant plus confortable qu'il n'y paraissait était semé un peu partout. Elle posa son arme dans un coin, enleva ses chaussures et invita à en faire de même à ses invités tout comme à se mettre à l'aise.

« Lilith est partit du Rêve de ce que dit les rumeurs, vous ne pourrez pas la croiser. Elle est dans le monde "réel" pour chercher les prochains prisonniers ou les nouveaux venus comme on dit ici. Il est impossible de sortir de ce Rêve sans sa volonté. »

Finit-elle avec un ton monocorde alors qu'elle commençait à décoller de son corps ses vêtements trempés. Son écureuil, quand à lui, sauta de son épaule pour se réfugier près du poêle au milieu de la pièce et le rallumer. Au fond du salon se trouvait deux couloirs, l'un deux menait vers une grande et large cuisine, l'autre sur les chambres, la salle d'eau et d'autre portes toujours fermés à clef, dont même l'Enfant doutait de leur contenu.

« Faites comme chez vous. On doit avoir des vêtements d'anciens compagnons qui traînent dans les armoires. Je vais prendre un bain. Raÿms s'occupera de vos question et du reste pendant ce temps. »

Devant la figure de son familier étonné et pris de court face à l'ordre de Mary, l'Enfant passa sans se soucier des états d'âmes de son familier, enlevant son T-shirt lorsqu'elle s'engagea dans le second couloir pour disparaître de leur vue pour mettre à exécution ses dires: un bain brûlant l'attendait déjà.
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