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 Jouons avec nos Souvenirs d'Antan

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Mrs. Judge
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MessageSujet: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Sam 17 Sep - 22:14

Dessinant dans la brume des formes de créatures oniriques, l'enfant est assis sur ce qui reste d'un étage d'un building aux vitres et aux murs partiellement déchiquetés par une force mystique. Sous les lunes sanglantes du Rêve, elle chantonne doucement, promenant son doigts dans l'air pour continuer son oeuvre. Les différents bruits du Brouillon ne semble la déranger; ce territoire obscure, incomplet, oppressant, du Rêve et dépouillé de vie. Tout le monde, ou presque, fuit cette partie du Rêve qui semble déjà gangréné par le Cauchemars et les envies des Adultes qui l'a tué, jadis et que Lilith, la grande - ou l'odieuse - renouvellatrice de ce mythe a fait renaître, pour le meilleur et le pire! Mais sans savoir ce que cachait réellement le Brouillon, ou même le Rêve et son but funeste. L'Enfant était là. Simplement, assise, une jambe sous ses fesses, l'autre se balançant dans le vide.
Son écureuil dort sur sa cuisse, ronflant légèrement, laissant à l'Enfant le loisir de s'ennuyer et de détailler de ses prunelles brunes le brouillard du Brouillon s'abattre sur elle et son environnement en ruine, cette réalité morte que le Rêve tentait de chasser, de combattre, de détruire pour revivre. Elle ne sait plus pourquoi elle est venue ici. Ce lieux, elle ne l'aime pas. Elle le trouve... Odieux, mélancolique et triste à mourir.
Rien ne peut être créer ici.
Rien ne peut être imaginer.
Rien ne peut venir ou naître d'un Brouillon qui se croit oeuvre et s'impose à l'encontre d'une pièce de collection, d'un travail de longue halène.
Comme à chaque fois qu'elle s'ennuit, l'Enfant imagine de nouvelles choses, un nouveau monde, de nouvelles aventures épiques... Mais l'enfant s'ennuit trop et alors, se souvient, ou essaye de se souvenir avec difficulté des choses essentielles, des choses auquel se raccrochent ses autres prisonniers et qui ne sont, ici, d'aucunes valeurs, d'aucunes utilités. Les questions persistent, sans les réponses. Vainement, elle essaye de fracturer sa mémoire pour trouver, ou retrouver ses souvenirs, sa vie d'avant, ou même son prénom!
Son bras suspendu dans le ciel retombe mollement contre son corps, sa tête se relève vers le ciel maintenant masqué par son voile de brume épaisse quotidien. Cette même brume qui vient lécher le visage de l'enfant, l'ensevelir, l'enlacer, la rendant invisible.
Ses paupières papillonnent un instant. Yeux fermés ou ouvert, rien ne change, toujours ce flou, cette incertitude, réalité ou rêve ? Cette angoisse infime dans son corps qui essaye de paralyser son esprit.
Non... Ca ne marche pas, ça ne marche plus depuis longtemps. Les effets du Brouillon ne lui font plus rien. Elle est face et seule à elle-même.
Qui est-elle ?
Comme se nomme-t-elle ?
Qui était-elle ? Depuis combien de temps est-elle prisonnière ?
Rien ne vient, aucune réponse, pas de formules magiques, tout reste fermé, bloqué, ou... Effacé ?
L'Enfant soupire, porte une main machinale sur son familier d'Âme se reposant contre elle. Même lui, Sir Raÿms, ne semblait rien pouvoir lui dire sur ce passé inexistant et sans doute fuit dans le Rêve; ignorant, tout comme elle, de leur nature, de leur devoir et prisonnier à tout jamais de ce Rêve qu'il prétendait être leur pour tromper l'ennui et le temps qui trépassait devant leurs yeux. L'Enfant avait eut beaucoup de jeu, énormément, parfois risquant sa vie, et celle des autres pour le simple frisson causé par l'adrénaline, pour la simple aventure, l'anecdote palpitante à conter par la suite!

Un bruit la tire de sa rêverie, de cet entrelacs de souvenir qu'elle essaye de dépiauter méthodiquement. L'Enfant secoue son écureuil, un doigt sur ses lèvres en signe d'alerte tandis que ses yeux - impuissant face au brouillard ambiant - cherche par réflexe une présence... Ami ? Ennemi ? Elle ne saurait le dire; elle attend; sur ses gardes. Ses doigts glissent vers le manche de sa petite-cuillère géante avec lenteur.
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Erynia Bell'Orion

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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Sam 17 Sep - 23:21

La chute s'achève, le son change et le temps de reprendre son existence se rapprochait. Les souvenirs s'évanouirent aussi rapidement qu'ils avaient surgit, la curiosité remplace l'envie de ne rien faire, malgré la difficulté apparente de se mouvoir en plein vol, sa nature de Volatile lui facilita la tâche, son visage heurta l'air, ses yeux clignèrent plusieurs fois avant de découvrir et comprendre ce qui se rapprochait. Malgré la vue étrange qu'elle avait de son lieu d'atterrissage, l'habitude lui permit de reconnaître l'endroit, un marais, hérissé de ruines de bâtiments aussi haut qu'étranges. Durant un instant, elle se demanda quel intérêt pouvait-on avoir de construire de tels édifices, ses pensées dérivent une nouvelle fois, mais cette fois, elles sont soudainement brisée par un éclat, un mouvement. Il y a quelqu'un dans le Brouillon, lieu de mort et de vide, était-ce une âme en peine qui cherchait la mort ? Dans ce monde de Rêve, cela aurait été aussi étrange qu'étonnant.
L'intérêt du corbeau qu'elle était fut attisé, non elle n'allait pas jouer sa charogne et venir becqueter ce futur cadavre, bien au contraire, elle souhaitait savoir qui était cette personne. Pour cela, un simple regard suffirait, son instinct lui dicterait l'instant suivant tout ce qu'il y aurait à savoir, mais aussi ce qu'elle pourrait faire en sa compagnie : Une nouvelle aventure en perspective. Pour le moment, elle faudrait d'abord toucher le sol, ce dernier n'était pas le meilleurs aux yeux d'Erynia, le marécage était boueux, sale et malodorant, le pire était l'absence de sol véritable, c'était de l'eau et s'écraser sur une surface liquide n'était pas le plus agréable des impacts. Deux battements de cœurs, les sons cessent de titiller ses oreilles, le vent cesse de hurler, les vêtements larges oublient de produire ces bruits de froissement. C'est pour bientôt.

Il y a un bruit, lointain et étouffé, comme une grosse pierre qui aurait été descellé avant de tomber à pic dans un lac. Quelqu'un à quelques mètres de là aurait aperçu une femme, tombant face la première dans le Brouillon, le bruit moins étouffé, plus... brouillon. Un mélange incohérent d'un corps se brisant au contact d'une surface faussement douce et moelleuse, bruit terrible dévoré par une eau mêlée d'une boue traitre, rendant son silence de mort au marais de Brouillon, cachant la mort d'une victime imprudente. Mais ce que royaume ne pouvait savoir, c'était que sa victime n'était pas vraiment du genre à se laisser dévorer. L'eau fut perturbée, il y eu quelques bulles grasses éclatant dans des bruits mats, et soudain, elle surgit dans une explosion aqueuse, des cheveux noirs, des vêtements noirs, un peau pale, c'était comme un émissaire de ces terres ignorées qui apparaissait là parmi les eaux sales. L'ambiance fut pourtant brisée, elle crachota de l'eau, grimaça comme si elle essayait de retirer de sa parfaite mémoire le gout désagréable de la boue. Après quelques instant de silence, elle chercha du regard l'endroit où il lui avait semblé voir quelqu'un, pendant ce temps, un oiseau, un corbeau même alla se poser sur sa tête, l'air de rien.


-Allons donc voir ça ! Fit Erynia toute guillerette.
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Dim 18 Sep - 14:28

Son ennui brisé, l'enfant s'est relevé avec lenteur pour essayer de discerner la forme qui avait plongé tête baissé dans le brouillard du Brouillon. Ses yeux se plissèrent, tandis qu'un léger vent essaya de combattre la purée de pois empêchant l'enfant de connaître la forme de ce nouvel arrivant incongrue et impromptue. Avait-il été attaquer en plein vol ? Avait-il voulu se réfugier ? Ou peut-être voulait-il explorer naïvement et sereinement une des contrée du Rêve réputé pour son nombre de disparition tout aussi étrange que répétée.
Un haussement d'épaule plus tard, l'Enfant se détournait de cette présence peu intéressante qui, sans aucuns doutes à ses yeux, finiraient très bientôt sans une once de vie et ses chairs dévorés par une quelconque créature du Brouillon. Cette inconnue ne devait pas savoir où il fallait mettre les pieds et les lieux qu'il fallait éviter à tout prix...
Quelques pas plus tard, l'Enfant s'arrêta. Elle se mit à réfléchir, puis à glousser. Si une âme s'était égaré dans le Brouillon, peut-être ne savait-elle pas ce qui l'attendait, ce qu'était le Brouillon et donc... Avec de la chance, l'Enfant pourrait jouer un nouveau de ces petits tours diaboliques et mesquins! Contempler la peur et l'interdiction d'un de ses mensonges tout fait, tout préparé, qui faisait d'elle l'objet de tous les intérêts! Piquée au vif par cette idée, l'Enfant rebrousse chemin, attrapant sa cuillère et son familier d'âme avant de se jeter dans le vide sans la moindre hésitation.
Sourire aux lèvres, préparant sa farce! Il n'y avait rien de mieux à ses grands yeux enfantins qu'un tour à jouer, qu'un inconnu à piéger et du renom à se faire sur le dos d'une autre personne trop effacé pour démentir! La vérité n'était pas aux rendez-vous, place libre à ses vilains tours!

C'est un bruit mat qui retentit. Un gros animal atterrit en souplesse sur le sol si ignoblement boueux par endroit. Un "flotch" accompagna ses lourds pas qui se faisaient entendre, alors qu'un grognement sourd et retenu ronronna dans l'air, roulant dans l'air ambiant pour caresser les oreilles de l'inconnu si convoité.
De la brume sortit avec lenteur un énorme animal roulant des épaules avec une lenteur à la fois exaspérante et inspirant un respect inquiétant; des yeux jaunes étincelaient de rage et fureur, d'une sauvagerie visiblement mal-contenu tandis que ses crocs luisaient de bave dans les rayons rougeoyant que déversaient les trois lunes veillant sur le Rêve - ou, tout du moins, cette partie du Rêve.
Les babines retroussés, le loup noir s'arrêta à un bon mètre du volatile visiblement perdu dans cette contrées laissé à l'abandon. Son grognement s'éteint un instant, il renifle l'air ambiant, capte l'odeur de l'inconnu et son pelage épais et sombre s'hérisse de plus belle; la créature se rapproche du sol, grognant et montrant ses crocs nacrées avec fureur.
Etait-ce un avertissement ou une déclaration de guerre ? Nul ne pourrait le dire, mais en regardant cette scène, tout laissant croire que l'oiseau perdu de son nid finirait en un bon repas après une chasse distrayante pour ses prédateurs.
Car l'image du loup solitaire est bel et bien un mythe, un mensonge odieux bafouant cette race plus ou moins - selon les points de vues - des canidés. Ils se déplacent en meute, chassent en meute et, ainsi, dévorent en meute. Voir un loup était donc un mauvais présage, ici, dans le Rêve, ils étaient annonceurs de malheurs et de souffrances. Mais dans le Rêve, proie et prédateur était souvent inversé, l'ordre de la nature n'a plus lieu d'être et n'arrive plus à se faire entendre. Tout se retrouve chambouler! Plus rien n'est sûr, plus de cachettes, tous sont traqués et pourtant, tous se croient en sécurité en ce Rêve.

Le prédateurs avancent une patte, puis sa tête, lentement, tâtant le terrain, cherchant, taquinant, voulant déclencher une réaction vers sa proie toute choisis. Il se met sur ses pattes arrières, se tasse sur lui-même et grogne de plus belle... Puis...

BLANG.

Un coup d'un objet métallique impossible à discerner dans l'instant s'abat sur le museau du canidé qui s'était élancé. Le canidé se retrouve projeté vers le sol, la tête entière enfouis dans une marre de boue malodorante! Un rire éclate, franc et heureux, celui d'un enfant fier de son coup se moquant de la situation coquasse. Prédateur prie dans la boue sous le coup de cuillère d'un... Il ne put avoir le temps de réaliser la situation que deux coups de sabots s'abat sur sa pauvre petite existence et le sonne pour de bon. Le renvoyant dans ses abîmes en un claquement de doigt!

« Coriace l'animal! »

Râle l'Enfant entre ses deux avant de se tourner vers l'inconnue qui l'intéresse. Son sourire enfantin apparaît sur ses lèvres, les étirant en un franc et grand sourire quelque peu ridicule.

« En-chaaaan-tééé! Je m'attendais pas à voir quelqu'un dans le Brouillon, personne n'ose y venir normalement. Hormis ces crétins de canidés qui affluent parce qu'ils peuvent voir plus loin que la moyenne... D'ailleurs, doit en avoir deux-trois autres dans les parages. Voir toute une meute! Ce serait amusant d'en voir une, non ? »

Assommée par le débit de parole de l'Enfant qui trotte gaiement vers la demoiselle arrivé par les cieux. L'Enfant avait abandonné son corps ordinaire et anodin pour se parrer d'un corps de de cheval - ou plutôt de poulain - pie alezan; ainsi rehaussé d'un bon mètre, l'Enfant tournoyait autour du volatile en la regardant avec curiosité et intérêt. Paradant, fouettant l'air avec sa queue, tenant sa cuillère dans une main et laissant tressauter son familier d'âme sur sa croupe.

« Qui es-tu ? Personne ne vient dans le Brouillon, enfin personne étant seul... Tu m'intéresses drôlement, surtout que je viens de t'écarter quelques ennuis! Les canidés n'attaquent pas les voyageurs accompagné d'un équidé. »

Bien qu'elle n'était guère imposante, la loi s'avérait vrai. Les équidés et les canidés se détestaient et se vouaient une véritable guerre en ce moment, hélas, les équidés avait eut le soutien des félidés qui cherchaient la supprématie sur les Centhaurus... En soit, les canins n'osaient plus attaquer un équidés de peur de représailles, ou plutôt, de peur qu'un félin se terre dans les parages des canassons vulgaires qui leur cherchait des ennuis. Allongeant ses foulées, l'Enfant continue son petit manège en attendant sa réponse, appuyant sur cette être de son regard pressant et curieux.
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Sam 8 Oct - 15:33

Après s'être débutant un moment avec la fange du marais, l'Anthra finie par s'extirper de la fange qui composait le sol du Brouillon. L'endroit n'était pas connu pour son accueil chaleureux mais Erynia n'était du genre à se laisser abattre par de tels préjugés, d'autant que l'idée de rencontrer quelqu'un en plein milieu de ce que ce monde appelait l'enfer vert avait de quoi la motiver. Seulement, il faudrait d'abord faire avec la faune locale et atterrissage fort bruyant avait évidemment attiré quelques curieux, d'ailleurs voilà quelques spécimen de canidés qui montraient le bouts de leurs museaux, la Volatile aurait bien prit le temps de leur expliquer qu'elle n'était pas là pour causer des soucis autre que sa présence elle-même, mais quelqu'un en avait décidé autrement. L'un des loups fit un magnifique vol plané, expédier avec force, il atterrit dans l'eau boueuse avec un "splotch" trés réussi et la visiteuse aurait presque applaudit si la situation n'avait pas été aussi critique. Enfin, critique en apparence seulement, car voilà une alliée de poids en la présence d'une... centaure naine, du moins, une petite centaure... Armé d'un énorme ustensile de cuisine décorés de symboles étranges. Sur l'instant, dans l'esprit d'Erynia, il y eut comme un silence, le genre qu'on a lorsque l'absurdité d'une situation vous prends par surprise. Il faut dire que la petite dame avait de l'aplomb, s'amusant visiblement à repousser les bestiaux, elle salua donc la Volatile à grand renforts de gestes amicaux, lui assurant que sa nature de Centaurus Equidé leurs assureraient une sécurité des plus certaines, autant dire qu'Erynia n'était pas convaincue, d'autant que la petite dame qui venait à sa rencontre dégageait quelque chose d'étrange et assez désagréable, comme si elle n'avait pas été à sa place où qu'elle cachait quelque chose sans qu'on puisse savoir quoi.
Mais les canidés n'avaient pas l'intention d'abandonné tout de suite, certes la vérité énoncée par la cuisinière aux sabots n'étaient pas fausse, les centaures avaient toujours eu un avantage sur les chiens, c'est derniers avaient assez de jugeote pour comprendre qu'une meute quasi au complet contre une seule de leur ennemis - et une inconnue apparemment inoffensive - pouvait changer la donne. Il y eu un mouvement, sur la tête d'Erynia, une masse d'argent sembla se déployer, avec deux grandes et une tête d'oiseau pas très concerné, Pensée daigna montrer sa présence, bondissant dans les airs et tournant autour du duo comme un charognard indiqua l'emplacement d'un cadavre encore chaud :


-Très amusant. Grommela Erynia, alors qu'un rire cynique éclata dans sa tête à sa remarque.

D'un geste long et mesuré, la voyageuse dégaina une longue épée faite d'un argent qu'on dirait brut, émettant une lueur pâle, l'arme fit un arc dans les airs avant de finir le long de sa jambe droite. Elle prit le temps d'observer leurs adversaires, qui comme tout bon chasseurs qui se respecte avaient commencer à leur tourner autour à distance raisonnable, avant de fouetter l'air d'un mouvement sec : La lame se tordit, s'allongea jusqu'à atteindre le museau d'un de leurs attaquant, provoquant un gémissement de surprise et des grondements d'une colère croissante. La lame repris sa forme initiale, donnant l'impression d'avoir été victime d'un effet d'optique et Erynia décida de parler à son tour à l'inconnue à la grande cuillère :

-Salut, salut. Alors, que fait un petit poney dans le Brouillon, tu t'es perdues petite ? Le ton était amusé, sous entendant évidemment qu'elle savait que cette inconnue salvatrice n'avait rien d'une pauvre créature sans défenses au sens de l'orientation défaillant.

Cela dit, quelque chose clochait, un détail qui troublait énormément l'Anthra. Outre les canidés qui s'apprêtaient à passer à l'offensive, son alliée avait un "truc" qui chiffonnait l'esprit de la voyageuse, donnant l'impression que les souvenirs dont elle était dépositaire étaient qu'un simple brouillon sur lequel il manquait des mots. Erynia poussa un bref soupir, décidant qu'elle s'occuperait de ça après avoir mis en fuite le tas de poils sans cervelle qui leurs faisaient face. Ces derniers décidèrent de passer à l'attaque. Méthode d'attaque de base consistant à gronder et claquer de la mâchoire, certains avaient le courage - ou l'inconscience - de trop s'approcher du duo, gagnant des claquements de l'épée d'argent ou une bonne grosse gifle de cet ustensiles gigantesque et un éclair argenté fondait du ciel pour taquiner le dos de leurs ennemis. Ces derniers finirent par abandonner, plusieurs d'entre eux mis à mal pour des coups bien placés sur museaux ou leur dos. Satisfaite de leur travail d'équipe somme tout assez sommaire, Erynia s'intéressa plus en avant à sa sauveuse, il se figea net en comprenant ce qu'il n'allait pas. Il fallait comprendre que la demoiselle avait tendance à tout savoir - dans les grandes lignes tout du moins - et bien qu'elle devait se trouver en situation pour se remémorer quelque chose de précis, à chaque être qu'elle croisait, elle "connaissait" une quantité de chose sur ce derniers et même si parfois cela demandait un effort conscient, elle était au final, toujours capable de se "souvenir". Mais cette fois, c'était différent.
Le fait que ce soit sa première rencontre avec cette Centaurus n'était pas une excuse, il lui suffisait d'un regard pour "savoir" qui était devant elle, son nom et quelques menus détails paraissait comme évident sautait littéralement aux yeux d'Erynia, mais voilà qu'elle se heurtait à un mur d'ignorance, la personne qui lui faisait face était une parfaite inconnue et cela troublait grandement la demoiselle.

-Qui es-tu ?

La question était d'une simplicité enfantine, la base de l'interrogation pour une première rencontre, mais la Volatile n'avait eu à la poser jusque là et cela l'agaçait de sous entendre qu'elle ne "savait" pas.
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Mer 2 Nov - 21:00

Enfance enfantine, enfance assassine.
Voilà qu'un cortège de coups plurent sur les ennemis dentés et canidés de ce duo improvisés. Les rires de l'enfant n'hésitèrent pas à éclater dans l'orage des grondements et des bruits assourdissants des armes, hurlant parfois avec puissance pour apeuré le reste de la meute, bien en retrait, hésitant à avancer devant la ferveur - ou la folie ? - dont faisait preuve le volatile et l'enfant. La chasse ne fut pas fructueuse pour les canidés du Brouillon qui rentrèrent en couinant, la queue entre les jambes et la tête bien basse, le museau douloureux frôlant la boue froide et poisseuse. Le petit centaure roula des épaules, trottant en levant bien haut les pattes, très fière de la mise à mal de ces ennemis tout trouvés... Quel défouloir bien tombé! Elle fit craquer ses articulations et sa langue en provocation. Ses yeux brillants et pétillants d'excitation - malsaine ? - fixaient le brouillard épais en espérant avoir un deuxième salve digne de ce nom. Cela faisait longtemps que le Rêve ne l'avait pas mise à l'épreuve, trop longtemps... Sa cuillère rouillait et sa patience commençait à atteindre les limites du supportable. Elle avait été éduquer par le Rêve, par son sang, ses offrandes, elle en avait besoin, terriblement besoin. Alors que Mary s'était brusquement arrêté et fouettait l'air de sa queue, renâclant avec violence, le volatile attira toute son attention en lui parlant... Lui adressant une simple question qui fit sourire jusqu'aux oreilles la petite.
D'un bond, elle se retourna, fit face au volatile, et s'avança vers lui à grand pas. Bombant le torse, levant les pattes, plissant les yeux.

« Qui je... Suis ? Quelle question, amusante. »

Siffla-t-elle entre ses dents. La petite Centhaurus s'arrêta à quelques centimètres du volatiles, le détaillant avec insistance et essayant, encore et toujours, de savoir, elle aussi, pourquoi ce prisonnier se trouvait au sein même des ténèbres abandonnées du Rêves. Peu de gens connaissait cet endroit car peu de gens en ressortait vivant.
Mais là n'était pas la question ou même tout l'intérêt de cette discussion. Visiblement, ce volatile ne la connaissait pas, et bien que ce n'était guère étonnant - personne ne pouvait connaître tout le monde! C'était logique! - là, on lui offrait l'occasion de... Mentir. Que vais-je inventer ? Une nouvelle histoire ? Quel personnage vais-je jouer ? A cet instant, dans l'esprit de l'enfant, s'ouvrait la carte délicieuse des mensonges, des tours - bons ou mauvais - qu'elle avait déjà joué et ceux encore à mettre en scènes... Qu'allait-elle faire ? Qu'allait-elle décider ?
Sur ces lèvres pulpeuses se dessina un énième sourire énigmatique empreint de ce même sadisme dont font preuve tous les enfants... Ou presque.

« Je suis... Ton pire cauchemar! »

Rigolait-elle ?
Oui. Mary se mit à rire à gorge déployée avant de reculer, se tenant le ventre tout en s'esclaffant avant de se pencher violemment en avant. Lorsqu'elle se redressa pour faire face au volatile, elle se pinçait les lèvres et se séchait les yeux dans un dernier soubresaut.

« C'une blague! Si c'était le cas, je t'aurais laissé en pâture à ces pouilleux de canidés! Voyons, voyons... Qui je suis ? Ca porte à réflexion parce que je crois que, même moi, je ne le sais pas. C'est étrange hein ? De pas savoir qui on est... Mais c'est vrai! Enfin, pas tout à fait, j'ai un prénom. Ce n'est peut-être pas le mien, mais je m'en fiche, on me nomme comme ça ici, et tout le monde l'utilise et il me plaît donc ça me va; toi aussi tu l'utilisera. Je m'appelle Mary, je suis l'Enfant du Rêve ou peut-être... Sa Mère ? »

Entre second degrés, mimique et rythme lapidaire, il était dur de se retrouver dans les paroles de Mary. Cette dernière finit par un énième haussement d'épaules et un regard perçant qu'elle posa au plus profond de ce volatile qui avait osé lui poser cette question... Intime. L'identité de quelqu'un est précieux, autant que sa vie. Savoir qui il est, c'est savoir le tuer, le torturer, lui extirper son âme pour la revendre et le faire souffrir pendant une ou plusieurs éternités.
Personne, même elle, ne devrait savoir qui elle est. C'était le cas, c'était très bien comme ça.
L'Enfant avait laissé ses derniers mots en suspens, cherchant une réaction intéressante chez son interlocutrice avant de se pencher vers elle, lui arrivant au niveau du cou, elle leva ses grands yeux noisettes vers son visage.

« Qui sait! Un Rêve est fait pour mentir, peut-être sommes-nous tous fait pour mentir si nous sommes ici et personne ne saura la vérité parce qu'elle est mensonge et inversement! Alors pourquoi poser la question alors que je pourrais mentir ? Bref! Qu'est-ce que tu fais dans le Brouillon ? Personne n'y vient de son pleins grès. »

Sur son torse, elle y croisa ses bras maigrichon, coinçant sa cuillère contre elle de ce fait.
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Erynia Bell'Orion

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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Mer 30 Nov - 18:54

Quelle insolence, quelle impudence. Une question sérieuse demande une réponse du même aloi, pourtant cette gamine se montrait trop légère par sa raison. Pouvait mettre cela sur le compte de son apparente jeunesse ? Surement pas, elle n'était que mensonge. Erynia grimaça, le genre de grimace qui déforme les traits plus qu'elle ne le devrait, elle émit un son sourd, mais ne répliqua pas, quelque chose clochait. Bien sur, son apparence était une tromperie, mais un petit voyant, quelque part dans son subconscient l'alarmait, elle n'était pas seulement une menteuse. C'était aussi une Inconnue. Cette pensées figea toutes les autres. Bien sur, elle s'en était rendu compte depuis qu'elle était là.
Un instant plus tard, alors qu'elle expliquer sa vision des rêves, Erynia songeait à sa vision du Rêve, pour elle, ce n'était pas un monde dont on pouvait faire ce que l'on voulait, la notion de rêve et de réel n'était finalement qu'une seule et même chose. La contradiction entre les paroles de cette fillette et sa propre perception des choses n'en était que plus dérangeante, car quelque part ses paroles l'affectaient, s'imprimaient profondément dans son esprit.


-Arrête ça, murmura-t-elle pour elle-même, puis plus fort, pour répondre à son ultime question : Je ne suis nulle part, je ne vais nulle part. Quelque soit l'endroit, je ne fais que passer. Un sourire mauvais apparu sur ses lèvres fines : Est-ce une réponse qui te convient ?

Elle écarta les bras, comme s'il prenait cela comme une plaisanterie, bien qu'au fond d'elle, l'endroit ne prêtait guère à l'humour. Le Brouillon n'était finalement qu'un marais puant dans lequel vivait des Centhaurus à l'esprit sauvage, sans aucune conscience ni honneur. Devait-il continuer à discuter dans cette fange ? Le mieux serait d'aller autre part, un endroit plus sur. La Volatile proposa donc une petite ballade, quoi de mieux que de marcher - faute de pouvoir voler, mais le doute qu'un canasson comme elle puisse prendre son envol -. L'endroit n'était pas plaisant, mais il avait le mérite d'être silencieux...

-Tu as d'étranges prétentions, lâcha Erynia, tu crois pouvoir modeler le Rêve par des mensonges ? Construire à partir d'idées aussi saugrenues que des paradoxes ? Sache que tu m'es inconnue, et cela m'intrigue, m'inquiète même. Je n'aime pas cette idée...


Dernière édition par Erynia Bell'Orion le Ven 9 Déc - 0:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Ven 2 Déc - 23:02

Le visage enfantin de Mary se déforma soudainement. Elle posa sur le volatile un regard acéré et sanguinaire, perçant et joueur qui, embué d'une étrange lueur, se plongea dans le regard de ce volatile impertinent et insolent qui lui répondait avec autant d'audace. Mary ne recula pas, non, loin de là. Peu de gens pourraient la faire reculer devant un met de qualité, devant un inconnu à démasquer et un nouveau tour à jouer!
Les friandises attirent toujours les enfants c'est bien connu. En ce moment-même, à la place de la friandise il y avait cette femme, étrange et mystérieuse, qui avait atterrit avec bien peu de grâce dans le Brouillon du Rêve; à la place de l'enfant, il y avait... Elle. Elle qui, avec son regard inquisiteur devina l'ombre de ses pensées fugaces, dans l'épine de ses mots devina ses réelles intérêts et questionnements. Oui, une certaine angoisse sourde s'y lisait, derrière la brume consistance de souvenirs, d'images et de turbulences qu'on pouvait trouver dans un esprit.
Mary fit un pas. Puis un autre, forçant le volatile à reculer. Elle se dressa de toute sa hauteur, se redressant et se mettant presque sur le bout de ses sabots pour que son front puisse atteindre la même hauteur que le menton de l'inconnue. Ses yeux se plissèrent. Son sourire se déforma, et elle eut un petit tic, un spasme au niveau de la nuque. Sa tête se balança d'un côté de manière saccadé et brutal.

« Oui. Je le crois. Je le peux, même. Je peux construire, détruire, je peux continuer à fouler ce sol avec ces sabots, comme m'envoler dans les cieux en un claquement de doigt. Je peux mentir. Je peux être qui je veux, quand je veux et jouer les tours qu'il me plaît! Je suis un mensonge et toi, qui, semble tout savoir, tout connaître, tu devrais savoir ce que cela représente. Non ? »

La tête de Mary se balança de l'autre côté avec ce tic brutal et saccadé. Ses cheveux, d'un rose pastel terne, avait commencé à foncer, à se mouvoir, des ondulations arc-en-ciel était apparus. Pendant qu'elle parlait, ils avaient commencé à foncer, s'auréolant d'une teinte rougeoyante, puis, lorsque son ton descendit dans une sonorité sarcastique et froide, ses cheveux s'était foncé, encore plus. Désormais, d'un bordeau à la limite du noir, d'une longueur effrayante et doucement ondulé. Le visage de Mary paraissait si dur, si âgé... Qu'il était impossible de penser ne serait-ce qu'une seconde que c'était une enfant.
Une simple enfant.

« Tu ne me crois pas. Je le sens. Les adultes sont tous les mêmes. Prétentieux avec leurs principes et leurs convictions... Que s'en ait plus drôle de leur jouer des tours! »

La petite fille haussa les épaules, les paumes tournés vers les cieux. Elle se détourna lentement du volatile, cherchant aux alentours son familier d'âme qui les regardait, assis sagement, sur sa croupe. Ils échangèrent un regard, avant qu'elle ne tourne de nouveau la tête vers la femme, inconnue et étrange. Elle hésita. Dévisagea la femme un instant avant de soupirer doucement, lentement, elle détourna les yeux avec pudeur et gêne, fixant les ombres et les brumes du Brouillon s'entremêler dans une danse lente et mortuaire.

« Depuis combien de temps es-tu ici ? Piégée, enfermée dans le Rêve ? ... En échange, je te prouverais que ce que je dis est vrai. Je te suivrais dans les Cieux, avec des ailes plus grandes que les tiennes! Je pourrais même prendre la forme de tes compatriotes à plumes. »

Sa voix était monotone, monocorde, et elle dévia son regard vers le bas pour observer discrètement la réaction de cette demoiselle. Lui fallait-il une démonstration ? Un sourire naquit sur les lèvres enfantines de Mary, un sourire narquois et confiant.
Oh, si ce n'était que ça. Elle n'aurait que de choix.

Non-loin, aux alentours, sur les toits, toutes les hauteurs des environs et même dans les petits trous et dans les minces et pauvres fourrés décharnés de buissons épineux; se terraient une meute entière de soldats, de Centhaurus Canidés répondant à l'appel désespéré de leur frère tombé en défaite face à Mary et l'Oiseau à ses côtés. Ils se regardaient avec curiosité et une lueur de vengeance. Ils s'approchaient avec délicatesse et patience, prenant le temps de poser leurs pattes avec précautions, se souciant - presque - de soulever de la poussière ou de s'enfoncer dans la boue noirâtre du Brouillon. Rien ne bougeait. Même pas l'air épais aux relents de fumées.
Ils attendaient, là, le ventre aplatis contre le sol, épiant leurs proies avec curiosité. Attendaient-ils un signal ? Une faille pour attaquer ? Nul ne le sait, encore... Pour l'instant.
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Dim 11 Déc - 14:47

Erynia recula, un pas involontaire au regard de cette Inconnue, ce n'était pas tant son regard, mais l'impression qu'en tirait l'Anthra. Elle n'aimait pas cette femme, qui qu'elle soit, elle ne faisait pas que prétendre être une menteuse, ni même prétendre construire à son envie. Elle y croyait et semblait à même d'y parvenir, cela terrorisait le volatile qu'elle était. Elle qui avait une vision limité du monde, un univers délimité par ses connaissances, très grande certes, mais qui ne pouvait prétendre pouvoir être modifier. Elle fit un nouveau pas en arrière, un autre alors que cette Centhaurus s'approchait d'elle, elle finit par trébucher, manqua de tomber en arrière, elle se projeta par réflexe, mettant une distance raisonnable entre eux, atterrissant presque sur les genoux, elle se redressa. Elle était presque terrifiée désormais. Elle n'avait pas cette femme, c'était un fait, quelque chose n'allait pas. Mais une pointe d'un autre sentiment émergeait, oui, le sentiment d'amusement, qui se mêlait à cette peur irraisonnée.

-Je prends tout à fait conscience de ce que tu dis, c'est toi qui ne semble pas prendre l'importance de ce que tu déclames, les conséquences qui suivront...

Elle secoua la tête, à quoi parlementer avec elle, sa vision des choses étaient tellement enfantine, argumenter pourtant avec maturité, du moins trop de réflexion pour son "âge", devant ses yeux, l'Inconnue changea, son visage se flétrissant comme si le Temps avait de nouveau un pouvoir sur cette Centhaurus, mais en était-ce une ? A sa connaissance, les Equidé ne possédait pas de tels pouvoirs. trop de question, mais une seule réponse : Elle mentait, pas seulement par les mots, mais aussi par sa nature même, nulle besoin d'être pétrie de connaissance pour le savoir, il suffit de voir ce tour de magie disgracieux dont elle faisait la démonstration. Même si la panique prenait le pas sur cette pointe d'amusement, elle fut bien vite repoussé, une seule phrase qui détruisit la solidité de ses arguments. Adulte hein ? Oui bien sur, quoique non, elle n'était pas une adulte, comme elle n'était pas une enfant, tout n'était qu'apparence. Erynia ne pu s'empêcher de laisser partir un ricanement :

-Tu mens peut être, mais tu n'es pas ma seule. Crois-tu vraiment que je sois une adulte ?

Elle écarta les bras, l'observant à faire son petit manège, elle-même regarda le ciel, son familier en profitant pour prendre son envol. Jusque là, ce dernier n'avait rien dit, rien fait pour réduire cette rencontre à l'état de blague de mauvais gout, c'était inattendu, voir inquiétant, il était peut être lui aussi affecté par l'étrangeté de cette fillette. Erynia finit par croiser les bras, écoutant sa pseudo proposition, soupira un coup avant de reprendre la parole :

-Je ne suis pas piégée, j'y vis, j'y suis même "née". Finit-elle par lâcher froidement. D'autant, poursuivi-t-elle, que qu'elle soit l'envergure de tes ailes, elles seront jamais aussi grandes que les miennes.

Était-ce de la vanité, de l'orgueil ? Allez savoir, mais pour l'Anthra, les ailes ne se limitait pas à celles qui la portait, cela la rabaisserait à une simple Centhaurus, honte à cette gamine de croire qu'elle pourrait se montrer meilleur qu'Erynia dans un lieu qu'elle parcourait de jour comme de nuit. Elle fit un petit sourire, le genre narquois et plein de prétention. Si cette enfant se prenait pour une Créatrice, elle aurait une sacrée surprise. Oh oui, elle aurait droit à une démonstration de l'Anthra Cauchemardesque que pouvait être Erynia la Bell'Orion.
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Dim 18 Déc - 22:18

La centhaurus - était-elle seulement un ? - équidé avait décidé de ne montrer que son dos et sa croupe à son interlocutrice, la regardant par-dessus son épaule avec froideur et une pointe d'ennui la plus totale. Les répliques cinglantes et mises en gardes diverses que proféra le volatile ne fit que rendre ce volatile encore plus appétissant aux yeux de Mary; cet enfant qui ne cherche que le plaisir éphémère d'une bonne blague, l'horreur la plus extrême et les hurlements les plus déchirants pour sentir, pendant une fugace seconde, la vie battre entre ses doigts, la transcender de son flot déchaîné et pouvoir pleurer avec sincérité tout en arborant le plus lumineux des sourires. L'équidé fit quelques pas, alors que le volatile se taisait enfin, ayant lâché son florilège de mots incompréhensibles. Elle avait plaidé devant le juge et ce dernier s'éloignait, lentement, pas après pas, réfléchissant, la tête basse, il était entrain de choisir.
Innocent ou Coupable ?
Adulte ou Enfant ?

Rien de ces mots ne pouvaient convenir selon elle. Elle balaya de ses pensées ces termes précaires et barbares qui rangeaient les êtres du Rêve en bons et méchants; en ceux qu'il fallait tuer et ceux dont la sentence de mort tomberait juste un peu plus tard dans leur existence. Mary fit un léger coup de tête, dégageant son visage de ses longs cheveux foncés. Elle leva la tête vers les cieux masqués de brumes du Rêve et tourna les paumes vers ce dernier, levant ces bras bien haut, comme pour l'attraper. En attraper la vérité! Les preuves! L'aide! Ô, qui allait donc l'aider à donner son jugement ?
Puis, il eut ce bruissement.
Doux, calme, presque langoureux.
Non-loin, oui, à quelque mètre, là, à sa gauche.
Il eut un éclair jaune, furieux, qui illumina les fourrés.
Le temps se retrouva suspendu, une fraction de seconde. Le temps d'un regard entre la créature et elle, Mary, où elle comprit enfin, la réponse qu'elle cherchait tant. L'éclair disparu, et le silence revient. Brusquement, elle se retourna, et s'en alla vers le volatile.
Le juge avait trouvé sa sentence. Sa réponse.

« Ce que je crois ?! Ô douce adulte enfermée dans ta conscience des choses... Je crois que tu n'es qu'une adulte. Oui, parfaitement. Tu es une odieuse menteuse qui n'a pu naître dans le Rêve. Non, c'est impossible. Les règles ne sont pas faîtes de cette manière, personne ne peut y naître, on peut juste y mourir. »

Railla-t-elle. Mary avait reprit son cercle autour de l'équidé, et à mesure qu'elle marchait, des craquements osseux retentissait de part en part de son corps. Le déformant, le déstructurant entièrement. Là, le demi-corps de poulain disparu, absorber par son buste, et une boule de chair - ou bien d'os ? - remonta de ses fesses jusqu'à son dos. Cette même bosse, hideuse et mouvante, qui donna vie à des nouveaux os, une nouvelle chair, parsemée d'abord d'une membrane douce, cotonneuse, puis, des plumes et des écailles suivirent.
Le visage de l'enfante fut traversé d'un sourire, ou plutôt, déformé ?! Ses yeux empreint de folie fixait avec gourmandise le visage du volatile et elle y attendait, avec l'impatience des enfants, les réactions de cette dernière sur sa subite transformation.
Car ces ailes nouvelles-nées, grandirent, grandirent. Elles se dressèrent vers les cieux, s'étirèrent dans des derniers craquements et sifflements étranges.
Puis, quand le silence revient, Mary n'était plus un poulain.
C'était... Autre chose.

« Tu sais... De mes mensonges peuvent naquirent des vérités, d'ailleurs, toutes les vérités sont à l'origine des mensonges qu'on a raconté un jour. Mais le mensonge, seul, sans vérité pour le comparer, prend l'habit de vérité... Cela peut nécroser le monde, les gens... Comme le sauver. Ce n'est donc pas l'importance des mensonges, où leur sujet, mais plutôt leur but qui est important... Non ?! »

Le bruissement revient. Lent. Toujours. Il semble tourner, contourner les deux êtres et se glisser, toujours, dans le dos de Mary qui marche avec tout autant de lenteur, agitant ses ailes doucement, caressant le faible zéphyr qui se meurt dans l'épaisse brume du Brouillon.

« Je connais la valeur d'un mensonge. »

Ces mots se brisèrent dans le silence, eurent comme un faible écho avant de mourir comme le reste des paroles de Mary.
Elle se recula en trois petits bonds, puis prit une grande inspiration... Ses ailes se rétractèrent autour de son corps, devinrent comme un bouclier.
Silence.
Arrêt. Plus rien ne semblait bouger pendant quelques secondes.
1. 2. 3! Mary déplia ses ailes avec force, chassant la brume, faisant table rase d'une bourasque de vent de cette ambiance morbide et glauque, d'accusation et de tribunal! Son visage enfantin était revenue en lieux et place. Un petit sourire diabolique et attachant s'était entiché de ses lèvres et ses cheveux roses formaient de grandes anglaise autour de son visage, une frange un peu trop longue sur le côté gauche lui masquait un oeil. Les mains sur les hanches, l'enfante porta un doigt sur ses lèvres, fit un clin d'oeil au volatile.

« Je crois que tu vas avoir des ennuis. »

Ria Mary.
Son familier d'âme s'était réfugiée dans une poche de sa salopette. Alors que des fourrées sortirent des femmes encapuchonnée de rouge, armée de gros troublions d'or et de bois, et des loups à l'imposante stature rampait en roulant des épaules vers eux, grognant.
On ne voyait qu'à peine les visages des assaillants drapés de rouges.
Une voix tonnante martelant ses syllabes rugit.
De qui ? Impossible à savoir!

« Vous êtes en état d'arrestation selon le décret de Mère-Grand lui donnant tout droit de vie et de morts sur le territoire du Brouillon! Vous avez levé la main sur nos loups, vous avez profané les frontières de notre territoire, vous devrez payer de votre vie! »

A peine avait-elle finit de sortir de nulle part et de partout à la fois que les loups se jetèrent sur eux et que les troublions tonnèrent, crachant leurs projectiles.
Mary, elle, était assise sur le rebord d'un immeuble en ruine, fixant le volatile.
Surprise, surprise!
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Jeu 12 Jan - 15:42

La situation ne s'arrangeait, bien les leçons de la petite demoiselle prenait un tour comique aux yeux d'Erynia, celle commençait à se lasser de l'Inconnue. Peut être celle le ressentie ou tout simplement que la lassitude était réciproque, en tout cas, c'est à ce moment qu'elle décida de délaisser son apparence terre à terre au profit d'une grande paire d'aile qu'on aimablement qualifier de majestueuse. Pour l'Anthra, ce n'était rien de plus qu'une paire d'aile... Cette dernière devrait attendre pour lui montrer les siennes car une bande de zigoto choisit ce moment pour intervenir. Erynia eut durant un instant l'impression de voir une ribambelle de gamine à la vision de ces individus, mais cette hallucination fut vite remplacée par la réalité. - Devrait-on dire ''par le Rêve'' ? - Les individus, portant des tenues d'un rouge sang, lui ordonnèrent, pas moins, de les suivre pour subir le jugement de Mère Grand.
Ce nom éveilla chez l'Anthra une brève montée d'adrénaline, ce souvenant du rôle qu'avait cette personne dans le monde Onirique et surtout sur le Brouillon qui était son territoire. L'ambiance générale n'était pas vraiment chaleureuse, voir plus tendue qu'une corde à linge, pourtant Erynia ne pu s'empêcher de sourire, une lueur malicieuse brillant dans son regard. Elle était de nouveau en terrain 'connu', l'Inconnue pouvait... Quoique non, il serait encore plus amusant si elle s'invitait, voir quel était le poids de ses Mensonges Véridiques. L'Anthra se tourna à demi vers la position qu'avait choisit la Gamine et lui dit, son sourit moqueur aux lèvres :


-Je crois qu'ils s'adressent à nous.

Sur ces mots, elle se courba vvers l'avant en une salutation quelque peu exagérée et hocha la tête une fois redressée, elle affichait désormais une expression clairement satisfaite. Il était amusant de voir l'évolution des sentiments d'Erynia, ces dernières allaient toujours à l'encontre des événements, peut être qu'elle-même mentait à l'instar de l'Enfant. Mais contrairement à cette dernière, l'Anthra prenait conscience des choses et les transformaient en amusement sans pour autant les manipuler, une sorte de mensonge silencieux...

-Je suis certaine que nous n'oserions pas désobéir à Mère Grand. Son visage avait reprit une expression de neutralité polie. Mais il était certain que l'Inconnue entendait l'éclat de rire qui secouait son esprit. Nous en profiterons pour lui présenter nos hommages.

Oh oui, cette ballade dans le Brouillon serait intéressante, rien ne vaut le Rêve pour voir de quoi une menteuse est capable...
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Ven 20 Jan - 20:56

Le Destin a écrit:


En rencontrant ces Chaperons Garous et en les confrontant, vous devez répondre de vos actes.
Vous avez décidé de rencontrer Mère-Grand et ainsi, peut-être, de dénouer l'un des secrets du Brouillon... Quels seront les conséquences ? Vous voilà projeter dans le premier chemin vers la quête: Mystère des Chaperons!

L'Enfante contemplait la scène d'un oeil intéressé, pétillant d'excitation! Les Chaperons Garous grognaient et reniflaient avec insistance, jetant des regards mauvais qui en disaient long sur leurs attentions sur l'oisillon perdu... Mais loin d'être apeurer comme elle aurait du l'être, oui, loin de là, elle dégageait une aura tranquille et rassurée, courbant l'échine devant ses assaillants avant de prononcer quelques paroles d'une voix doucereuses.
Mary commença à grincer des dents, détournant la tête de cette scène frisant le ridicule et la médiocrité. Rien ne se passerait comme prévu ou... ?! L'Enfante n'était pas intervenu dans cette petite bataille contre de vulgaires loups - âme-sœur de chaperons - pour les vois renâcler devant la vengeance.
Qu'était devenu le Rêve et sa cruauté ? Pensive, la tête bercée et perdue dans les étoiles, Mary réfléchissait avec grand soin à une explication aussi absurde qu'était le comportement de son oisillon. Elle lâcha un soupire, avant de rejeter, du coin de l'oeil et avec regret, un petit regard sur la situation, là, en contre bas. Elle perçu du mouvement dans les rangs. Une étincelle de métal dont l'éclat et la chanson stridente lui était familière: une épée venait d'être tirer de son fourreau.
Peut-être que... ? La journée n'était donc pas perdue de sens!

Mais avant que ce Chaperon n'ait eut le temps de remplir le corps - et le coeur - de Mary de joie. Avant qu'il n'ait pu faire un seul pas en dehors de son bataillon pour abattre son épée sur le corps du petit oisillon stoïque et souriant - quel énervement! - un autre, certainement la cheftaine de leur petite troupe, leva une main brusquement.

« Attends. »

Toutes les respirations furent retenues en même temps et, dans un même mouvement, ce nouveau Chaperon enleva sa capuche. Il s'approcha d'un pas, puis un autre, de l'Anthra, reniflant l'air avec insistance.
Quand à l'enfante, elle se pencha, par-dessus de sa propre épaule, écarquillant les yeux, essayant de voir au travers de quelques mèches de cheveux.

« Seuls les amis de Mère-Grand n'ont pas peur d'elle. Je connais l'odeur de tous ses amis. La votre ne m'inspire aucun souvenir... Vous avez agressés nos loups! Ici, dans le Brouillon, c'est un acte digne de la peine de l'exécution. »

Elle s'arrêta juste devant l'Anthra, les bras croisées sur son torse, écartant les pans de sa cape rouge carmin, laissant voir une chemise en lin d'un blanc immaculé. Le regard du Chaperon décrivit son interlocuteur de haut en bas avec un oeil inquisiteur avant de revenir sur son visage. Elle fit une grimace avant de regarder les immeubles alentours.
Elle avait fait allusion à une autre personne, non ? "Nous" ? Le Chaperon se questionna, fronçant le nez et plissant les yeux pour essayer de voir dans la brume épaisse du Brouillon -qui avait eut tout le temps de retomber- l'esquisse d'une silhouette. Tout ce qu'elle vu fut une forme fugace qui s'envola prestement lorsque les yeux verts pommes du Chaperon se posa dessus.
Cette dernière haussa les épaules, surement un oiseau, quelconque.
Celui dans ses griffes l'intéressaient, déjà, bien plus.

« Que savez-vous de Mère-Grand pour vouloir lui présenter vos.... Hommages ? Et, avant tout, qui êtes-vous ? Peut-être que, contrairement à votre odeur, votre nom me rappellera quelques choses... Aussi vague que cela puisse être. »

L'Enfante était partie. Ou presque. Car, dans un autre bâtiment, derrière une fenêtre brisé, se trouvait un morceau de visage de Mary qui dégustait la scène avec une gourmandise malsaine et vulgaire. Les choses devenaient intéressant et, naturellement, le diablotin laissait ses oreilles traîner.
Le Chaperon fit craquer sa nuque dans un lent mouvement.

« Peut-être qu'ensuite, vous pourrez plaider votre cause auprès de notre seigneurie Mère-Grand. »

Elle resta là, la tête penchée à gauche, à l'horizontal.
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MessageSujet: Re: Jouons avec nos Souvenirs d'Antan   Dim 4 Mar - 2:33

Elle releva la tête, une expression d'intérêt quant à l'étrange façon qu'avait celle qui commandait les loups de l'identifier, reniflant l'air ambiant d'Erynia, cette dernière ne fit qu'émettre un petit rire circonspect. Elle observa à son tour les autres chaperons présent, une lueur d'amusement toujours au coin des yeux, se préparant à devoir essuyer de quelconques remontrances, mais incapable de vraiment déprécier la situation présente. Il fallait avouer que le départ de la gamine avait sérieusement améliorer sa condition mentale, mais ce n'était pas tout, comme toujours, elle allait au devers de son environnement et la tension des chaperons ne faisait qu'accroitre sa bonne humeur. Cependant quand la cheftaine - car c'était bien ce qu'elle semblait être aux yeux d'Erynia - finit par déclarer qu'elle ne connaissait pas son odeur et qu'en ce cas, il était peu probable, pour ne pas dire impossible qu'elle soit une connaissance de "Mère Grand". L'Anthra se permis un petit rire amusée, elle n'avait jamais dit qu'elle La connaissait et ne prétendait pas mentir sur ses connaissances. Mais avant de venir envenimer inutilement la conversation, elle laissa la chaperonne en chef lui balancer son mépris pour sa condition d'indépendante et son insolence masquée. Le corbeau la laissa terminer avant de déclamer avec un cynisme parfaitement maitrisé :

-Je ne suis pas une connaissance de Mère Grand, mais ne l'avez-vous pas dit vous-même ? Quand on pénètre dans la territoire des Chaperons Rouges, il faut en payer le prix. Même si j'avoue avoir usée de la force pour garder ma vie, il n'en reste pas moins que même si je suis une inconnue, il est naturel de présenter mes Hommages à celle qui à ce territoire sous sa protection. Il pencha légèrement la tête sur le coté et au loin, un rire mesquin se fit entendre au loin, comme un écho silencieux au ton de l'Anthra, cette dernière ajouta après ce court amusement : N'est-ce pas ?

Elle attendit une quelconque réaction, mais aucune ne vint, au départ, elle craignit d'avoir été trop loin, mais une question, venant cette fois de son familiers, rappelant la dernière chose que lui avait demandé le cheftaine. Dans l'esprit tout particulier d'Erynia, quelques engrenages se mettait en branle, quelque part dans sa tête, sa Mémoire se mettait en route. On ne pouvait pas vraiment parler de mémoire comme celle dont on se souvenait des choses que l'on vivait. Celle d'Erynia n'avait jamais de véritable souvenir, c'était davantage une intuition incroyablement précise, des informations semblaient surgir de l'interstice de son esprit et sur l'instant, ce déclic se faisait entendre et lorsqu'elle reprit la parole, elle lâcha presque gentiment :

-Pour ce qui est de mon nom, je suis Erynia la Belle Orion, il est peu probable que vous me connaissez, ma chère... Elle lui décocha un petit clin d'oeil comme un pistolero aurait tirer avec son arme.
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