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 Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]

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Mrs. Judge
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MessageSujet: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Mer 7 Déc - 22:57

Une souris verte...


La vaisselle résonnait dans des bruits stridents, se fissuraient, se fracassaient l'une contre l'autre, crissaient. La porcelaine gémissait dans une souffrance aigüe, les cuillères se mettaient en colère dans un cortège de bruit métalliques et, pour finir, on entendait la respiration rapide et gémissante d'un être qui courrait, courrait, à s'en enflammer les poumons et crier de fatigue et de douleurs. Elle ne sentait plus ses jambes, elle se forçait juste à les faire fonctionner, encore et toujours, tant qu'elle entendait ce rire macabre portée par le vent et les bruits de galops derrière elle. L'air lui lacérait le torse, son corps semblait aussi lourd et rigide qu'un tronc d'arbre bicentenaire. Ses mollets étaient frappés en cadence, au rythme de ses pas, par le manche de son arme qu'elle avait coincé dans son dos: une cuillère géante. A sa suite, un écureuil escaladait les assiettes, les couverts, les tasses géantes et sautait en tout sens pour essayer de rester à la hauteur de la jeune fuyante. Déboussolée, apeurée, ses yeux cherchaient une illumination divine, une lumière magique qui la protégerait et lui garantirait sa survie.
Mais la nuit sombre absorbait toute lumière, les rayons de la lune se reflétait sur l'argenterie, allongeait les ombres de chaque objets et rendaient cet endroit cauchemardesque.
Elle jeta, désespérément, un regard par-dessus son épaule. Était-elle en sursis ? Avait-elle réussis ?

... Qui courrait dans l'herbe...


Un rire à glacer le sang retentit dans la nuit, une pile d'assiette et de tasses en équilibres tangua dangereusement avant de s'effondrer sur le chemin qu'empruntait la fugitive. Elle s'arrêta nette, leva les yeux, chercha une autre issue des yeux lorsque, dans son dos, le galop fougueux et rapide de ses chasseurs se rapprochaient.
Le rire retentit de nouveau. Oh, ce rire... Narquois, glaciale, sadique, celui d'un fou à moitié mort sur une table d'opération qui verrait ses tripes à l'air et personne pour lui refermer l'estomac. Oui, ce rire, si particulier, retentit, la fit sursauter, elle se figea. Elle respirait avec rapidité, ses oreilles sifflaient, son corps la lançait.
Elle était incapable de bouger, et elle comptait dans sa tête les secondes de sa vie qui semblait s'égrener. Quand avait-elle fait une erreur pour se fourrer dans ce bourbier ?
Ce n'était plus un galop qui accourait vers elle, mais un trop tranquille du prédateur qui joue de sa proie terrorisée.
Elle ferma les yeux.
Que s'arrête ce cauchemars!
Elle pria.

... On l'attrape par la queue...


« DÉBUSQUÉE ! »

Hurla une voix criarde et chantante. Une lame trancha l'air et vient briser la porcelaine juste à côté de la forme enfantine qui avait fait un vif saut de côté. D'un geste, elle sortit sa cuillère de son dos et fit face à la forme, d'abord d'ombre, qui tanguait devant ses yeux embuées par l'effort et la nuit. Il y avait une forme arachnide, avec de grandes jambes, de grands bras, de grandes mains prolongés de griffes et un corps fins, squelettiques. Il y avait ce visage cadavérique qui tirait la langue, ses dents surdimensionnés et parfaitement pointues, aux canines crochues, qui salivait d'avance de pouvoir trancher sa chair. Et ses yeux, oui, ce regard de fou qui se posait dans le sien apeurée.
Elle se vida, en un instant, de tout son courage et sa maîtrise d'elle-même. Elle en oublia qui était ses affreuses créatures et comment elle en était arrivée là.
Ce n'avait été qu'un accident... Un malheureux accident! Elle n'avait pas voulu... Non... Jamais!
Les images d'un feu de camps ensanglantés, un rire goguenard et malsain survolant la scène, l'herbe courte couverte du sang du petit groupe de Centhaurus renard qu'elle guidait au travers de la Dinette jusqu'à l'Haut-Limpe. Le bruit de ce carnage, de ce banquet de chair fraiche, de sang chaud et de cervelle tiède que ses abominations s'étaient offertes sous ses yeux... Elle frémit de terreur, et de rage.
La forme paraissait ne pas avoir d'articulation, elle tourna et retourna la tête dans des mouvements saccadés, la dévorant du regard.

« Ayé! Finis de courir petite peste! Tu seras notre compensation pour toute cette course!
- MARY! DERRIERE! »

Elle se retourna, mis la cuillère devant son visage tandis que le pelage roux de son écureuil sauta sur la seconde créature qui brandissait un couteau de cuisine à la lame rouge sang, prête à pourfendre la petite fille. L'écureuil lui mordit l'oreille, lui arrachant un bout avec force tout en couinant férocement, le petit animal sauta sur le sol et se faufila entre les pieds de sa maîtresse.... Qui le gratifia d'un maigre sourire.
Les hurlements de rage de la petite créature ne firent que glacer le sang de Mary un peu plus. Ses doigts se refermèrent avec force sur le manche de sa cuillère géante, ses articulations blanchissaient, le froid et les brûlures de sa course se combattaient dans son corps, la meurtrissant de toute part.
Les hurlements de la créature devinrent couinement et, ses deux mains posées sur son oreille ensanglantée, elle finit par gémir, pencher en avant, pliée en deux, laissant couler le sang chaud et épais entre ses gros doigts boudinées. La créature était laide, défigurée, une mâchoire carrée, proéminente et avancée, le nez enfoncée et de petits yeux globuleux qui semblaient tourner dans leurs orbites. Un léger strabisme s'y rajoutant et une ignoble balafre partant du côté gauche de son front pour finir à droite de son menton, passant sur son nez - carré - et sur sa joue. Elle était habillée de guenilles noires déchirées, les pieds boueux, et la peau sales, grisâtres aux taches marrons et bordeaux malodorantes.

« Grättel!! »

Hoqueta la forme squelettique en affichant, rapidement, une expression de terreur fraternelle extrême. Elle oublia, un instant, l'existence de leur proie, confiant à la petite chose plus potelé mais pas moins dangereuse, un regard doux, aimant, et inquiet.
Allait-il abandonner ? Oh. Si c'était si facile.
Quand la grande forme squelettique pencha brutalement la tête vers Mary, elle n'arborait plus une expression de sadisme aliéné caractéristique de ces créatures du Rêve, pas les plus dangereuses, mais pas non plus innofensives. Sur ses lèvres fines et craquelées, ne s'étiraient plus aucun sourire. Elles étaient pincées, dans une expression de colère et de rage extrême.
Elle s'approcha, à grand pas, pour venger Grättel. Levant un bras pour la trancher nette.

... On la montre à ces messieurs...


Dieu qu'elle n'avait pas eut de chance de tomber sur un couple d'Hensel et Grättel! Bien entendu, c'était les créatures du Rêve les plus répandu dans la Dinette, mais ces derniers, normalement, étaient apeurés par le feu et ne s'y approchait pas. Ils attaquaient en duo voir en quatuor, aux moments où la nuit est la plus sombre tout ceux qui n'avait pas pris la peine de dormir au plus près d'un feu protecteur. Pourtant...
Pourtant...
Mary se trouvait en bien vilaine posture. Quand le visage de l'Hensel se pencha vers le sien, que la lame siffla dans les airs. Elle poussa un cri, ou... Non. Peut-être ?! Elle ne se souvient pas d'avoir entendu sa voix.
Juste d'avoir ouvert la bouche, et un couinement de Raÿms, son familier d'âme entre ses pieds.

... Ces messieurs mourirent!*

Trou noir.
Angoisse.
Peur.
Rage.
Colère.
Puissance.
Sang.
Carnage.
Justice!
Chair.
Joie.
Sécurité.
Douleur.
Mal.
Peur.
Angoisse.
Trou noir.

Ses paupières papillonnèrent, s'ouvrirent enfin. C'était le matin, non, le midi ?! Elle ne sait pas, ne sait plus... Rien. Qui était-elle ? Etait-elle en vit ? La bouche pâteuse, elle déglutit avec difficulté, ouvrit la bouche. Un goût -ou une odeur ?- de sang plânait dans sa bouche et dans l'air. Elle se redressa, lentement. Son sang cognait contre ses tempes. Sa tête était lourde et son corps courbaturé. Ses yeux glissèrent sur un petit espace éclaircis, des bouts de porcelaines éclatées gisaient un peu partout autour d'elle, sa cuillère plantée, non-loin, à quelques mètres. Elle se trouvait au centre de ce petit espace où l'herbe s'était pliée de manière étrange. Il n'y avait ni sang, ni cadavre, ni remous du sol qui trahirais la présence d'un jeune cadavre que le Rêve venait d'avaler.
Il n'y avait rien qu'elle, de la porcelaine brisé, des tasses en miettes et un semblant de champs de bataille et sa cuillère. Son écureuil dormait - ou était-il inconscient ? - à quelques mètres d'elle, lui tournant le dos. Elle le regarda longuement et chercha dans sa mémoire.

Qui était-elle ? Où était-elle ? Que faisait-elle là ?

Elle regardait ses pieds, réfléchissant, ou essayant. Elle ressemblait à un zombie, la peau pâle, et ses cheveux d'un rose terne coupé dans un carré irrégulier au possible sur son crâne. Des cernes étaient sous ses yeux, elle paraissait faible et fébrile, à l'abandon. Vide.

*= La faute est consciente et fait exprès .0.
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Jeu 8 Déc - 16:01

Plic. Ploc. Plic. Ploc. Font les gouttes, qui tombent, en rythme, dans une douce symphonie. Plic. Ploc. Plic. Ploc. Souillant l'immaculée vaisselle de la dinette, de porcelaine, blanche comme l'Ivoire, blanche comme l'os poli par les pluies caustiques. Plic. Ploc. Plic. Ploc. Le doux liquide écarlate, coule, tombe, comme des lances de rubis, se laissant mourir, le long de son manteau blanc. Plic. Ploc. Plic. Ploc. Chutant une fois de plus, dans la lente agonie des fées aux ailes cramoisies, s'en allant, s'écrasant brutalement, tel le cadavre du suicidaire, sur le sol opalescent du rêve des soucoupes. Plic. Ploc. Plic. Ploc. Et dans leur yeux de moribonds, aussi rouges que ceux des rats, elles ne distinguent alors, que la lune, grand astre céleste, et la botte de Lucius, qui vient mettre un terme à leur fin atroce. Les mots résonnent alors, fins, clairs, presque audacieux et insolents. Ceux d'une maigre hermine, qui aurait mieux fait de se taire : « Je t'avais bien dit que traverser la nuit était une mauvaise idée ! ». Lucius poussa un soupir, et regarda derrière lui, ceux qui avaient tués ces monstres noirs comme la nuit. Deux gardes, haut de tailles, dans une armure noire comme la nuit, des mercenaires aux crocs acérés, aux griffes aiguisés, et a la soif d'or plus qu'inépuisable. Des anciens soldats de la maison des canidés, qui refaisaient surfaces, servant contre une paie bien mérité, Lucius de Vaillefendre dans ses déplacements. La vie d'une élite n'est pas si simple, on est sans cesse attaqué, non seulement par les gens agressifs qui attaqueraient n'importe qui, mais plus par les gens qui vous détestent. Ici, ce n'avait pas été le cas. Juste des créatures immondes qui rodaient dans La Dînette, la nuit tombée.

Bon dieu, que la fin de ce voyage était attendue. Revenant d'un marché d'esclave, où notre proxénète avait encore une fois, vendu le corps de charmantes demoiselles, marquées du sceau de son charme aux leaders de grandes maisons, dont les noms doivent rester secrets, à l'abri des scandales qu'une fois prononcés, ils pourraient déclencher. Bien sûr, ils auraient pu dormir sur place, mais le caprice du maître en avait fait autrement. L'incube avait dit : « on partira ce soir », l'Hermine s'était opposé, en vain, les gardes avaient obéi, ils connaissaient leurs capacités, ils connaissaient la bourse d'or qui les attendaient. Célèbres, Siegfried et Fitzgerald, deux Centhaurus chien de chasse, étaient connus pour leur capacités de combats, aussi bien sous leurs formes humaines que sous leur formes animales. Les pas du petit groupe se firent plus pressant, voulant éviter encore une fois une rencontre malheureuse. Non pas qu'elles se termineraient mal, mais parce que elles coutaient du temps, et le temps, c'est bien connu, c'est de l'argent. Et l'argent coûte cher, surtout par période de guerre, tout de même moins que les secrets.

Les bruits se faisaient de plus en plus proches, Lucius tentait de les oublier. À l'évidence, ils n'étaient pas les seuls a s'être fait pourchasser. Les cadavres de Centhaurus Renards dans le coin ne trompaient personne. Lucius aurait pu prier pour celui ou celle qui était la proie de ses monstres, mais lui s'en était sorti. Il ne prit même pas la peine d'y penser. Où du moins il essayait, il se souvenait, malgré lui, que les guerres récentes, il y était pour quelque chose. Non pas qu'il se souciait d'avoir les mains ensanglantées, mais il était devenu acteur de l'Histoire. Il aurait préféré rester spectateur, décor immobile, profitant du rêve, comme il profite des femmes, des enfants, des esclaves et des désirs humains. Bruit de vaisselle qui casse. Ces gens ne faisaient donc attention a rien, même en fuyant. L'Hermine essaya, de convaincre son maître. « Peut-être pourrait-on les aider ? ». Lucius le regarda, calmement, calculant son coup. Il n'y voyait pas grand intérêt, si ils étaient trop nombreux ou trop forts, ses gardes plieraient, et bien qu'il économiserait des salaires, sa vie serait en danger, et ça, il n'en voulait pas. Il secoua la tête en signe de refus. Ils fit signe aux gardes de continuer leurs chemins. En effet, ils comptaient l'or des bourses des renards afin de se le partager.

Connaissez vous la malchance ? C'est une bien cruelle chose. Le problème avec la malchance, c'est qu'elle est têtue. Vous n'en voulez pas, elle vient, vous n'en voulez toujours pas, elle revient a la charge. On ne lutte pas contre le destin, la vie n'est qu'une longue tragédie, qui nous plie. Lucius le savait bien. Les gens qu'il avait acheté le savait encore plus que lui. Je ne parlerais pas des gens qu'il avait vendu. La malchance, elle était là aussi. Elle devait rire, a s'en taper ses fesses au plafond. Car si la course poursuite n'était pas censé les intéresser, elle se rapprochait étrangement d'eux. Pourquoi ça ? Pourquoi, ils ne pouvaient pas courir en sens inverse. Lucius les arrêta, ses gardes. Et Fitzegarld commença : « Ca s'est arrêté ». « Je SAIS ! » répondit Lucius, il n'était ni sourd, ni aveugle, peut-être maladroit avec une arme, pas avec l'argent, mais ni sourd, ni aveugle. Les bruits de lutte commencèrent alors, les couinements des bêtes, et les cris de ce qui semblaient être une enfant. Lucius soupira, et se dirigea vers l'origine des bruits. Bien destinés a comprendre comment des individus troublaient son voyage.

En effet, les torches des gardes révélaient bien la scène a Lucius. Un Hensel attaquait alors une jeune fille, d'une douzaine d'années, pas plus. Son frère gisait a ses côtés, tuer l'un, rendait l'autre fou furieux. La lame s'approcha de la jeune fille, la frappant une première fois. Le sang de Lucius ne fit qu'un tour, d'un ton de commandeur, il désigna la cible de son doigt, le mot « ATTAQUE ! » fusa dans l'air, la bête s'arrêta de frapper, intrigué par les nouveaux arrivants. Elle n'eut pas le temps de constater grand chose. Fitzegarld, suivi de Siegfried jetèrent leurs armes au sol, courant vers l'ennemi, et dans une ruée infernale, ce ne sont plus des hommes qui chargeaient, mais de magnifiques chiens de gardes qui allaient défendre leur maître avec zèle. Le Hensel n'eut sans doute pas le temps de comprendre ce qui lui arrivait, les crocs des bêtes déchirèrent sa chair en un rien de morsures. Furieux, tenaces, violents, les mercenaires déchiquetèrent le monstre. A la fin, il ressemblait plus a un puzzle, qu'à autre chose. Ils reprirent leurs formes, et Lucius s'approcha. Les dégâts étaient simples a constater. La jeune fille était inconsciente, un écureuil gisait a ses pieds, inconscient aussi. L'Hermine demanda a Lucius : « Et maintenant, tu comptes les laisser ici ? », lui furieux répondit : « Je suis un homme d'affaire, pas un monstre ni un imbécile, les laisser ici, c'est laisser un dîner pour d'autres créatures qui passeront par là. ». Il claqua des doigts, Fitzgerald prit la cuillère géante, appartenant vraisemblablement a la jeune fille, qui se trouvait non loin d'ici, Siegried pris l'écureuil dans une de ses poches. Lucius saisit la fille et la pris dans ses bras. Maintenant, ils devaient quitter cet endroit au plus vite. Bien sûr qu'il aurait pu laisser la tâche de prendre la demoiselle a ses gardes, mais dans ce cas, si ils avaient été attaqués, ils n'auraient pu se défendre. Heureusement, la fin du voyage se termina sans encombres.

Lucius regarda sa montre, 13h29, 30 dans quelques secondes a peine. Ils avaient parcouru un bon bout de chemin. La jeune fille reposait au sol, a côté de son écureuil, et de sa cuillère, plantée dans le sol. Heureusement, Fitzgerald avait pris de quoi panser des plaies. Ils étaient parti chasser, ils savaient que par plein jour, sur terrain dégagé, rien ne risquait de déranger le maître et la sauvée. Lucius vit alors doucement, la jeune fille sortir de sa torpeur, regarder autour de lui. Elle semblait ne pas l'avoir remarqué. Azraël lui susurra a l'oreille : « Allez ! Il est encore temps de rejoindre tes gardes et de l'abandonner ici ! ». Quel provocateur, et maître de la psychologie inversée. Lucius pensait bien plus loin. Qui que cela était, elle pourrait lui servir, et si elle ne pouvait pas, elle rejoindrait une de ses maisons, pour que des gens dont les goûts discutables révèlent leurs vilains secrets. Son pas doux frotta l'herbe, dans un silence mortuaire, arrivant face a la jeune fille, trop préoccupée par son écureuil pour le remarquer. Il s'agenouilla, saisit le menton de la demoiselle, approchant son regard du sien, et utilisant son aura légendaire afin de diffuser un doux sentiment de confiance et d'amour, lui demanda...

« Bien dormi ? Je pense que les présentations sont de mises... »
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Sam 10 Déc - 14:45

De la brume avait remplacée son esprit. Les douleurs sourdes se réveillaient tout comme elle, alors qu'elle fixait ce petit animal bien trop loin pour le tenir entre ses mains et s'assurer que la vie souffle encore dans son petit corps, si faible, si fragile. Un bourdonnement sourd et continuel brouillait le file de ses pensées, incapable de réfléchir, elle entrouvrit ses lèvres pour appeler son serviteur.
Peut-être pourrait-il lui répondre ? Ô Dieu, où était-elle ?
Brusquement quelque chose troubla sa vision et son environnement, quelqu'un s'était approché, ses oreilles le lui avait dis, quelqu'un venait de s'agenouiller en face d'elle mais elle était bien trop occupé par son écureuil pour lui donner la moindre seconde d'attention. Quelqu'un lui attrapa le menton pour redresser son visage, ses yeux vides d'un noisettes ternes, croisèrent d'autres, des semblables, mais tellement plus clair, plus vivant, plus... Confiant ?!
La bouche à moitié ouverte de l'enfante frémit, ses yeux s'ouvrirent un peu plus avant de se fermer avec force. Une aura douce et chaleureuse l'enveloppa, comme un monstre à la figure belle mais terrifiante qui l'enserrait dans ses griffes.
Quelque chose, une voix ? L'avertit.
Cours, cours, relève-toi et cours!
L'amour vient se rajouter, embrassant ses peurs et son tourment. La brume disparut dans un dernier hurlement intérieur douloureux, et quand la fillette rouvrit les yeux, ils semblaient conquis d'un sentiment de plénitude et d'amitié sincère. La couleur de ses cheveux frémit, et la masse rose terne et sale arbora une belle couleur rose pastel, ses cheveux ondulèrent, s'allongèrent et entoura son visage de manière à l'embellir, le rendre plus enfantin ou plus adulte ? L'effet produit laissera toute personne perplexe sur l'âge de la petite fille.
Un sourire étira les lèvres pulpeuse de l'enfant tandis qu'elle laissa son regard noisette ravivé se perdre dans le regard de son interlocuteur. Elle pencha la tête d'un côté, gardant le silence. Se murant dans un mutisme complet. Non, elle ne savait rien de lui, son visage ne lui disait rien, et, pourtant, il lui était familier, il lui paraissait indispensable à sa vie, à chaque souffle que son corps avait besoin. Il lui paraissait beau à se damner, il lui paraissait important et sécurisant. Elle savait, sans savoir réellement pourquoi, que si elle restait tout près de lui, elle serait en sécurité.
Il ne lui ferait jamais de mal, hein ?
Son cerveau trompé par l'aura de cet inconnu rendait les armes et le charme opérait. A cet instant, elle n'avait plus dieu que cet homme. Beau. Beau. Beau.

« Vous m'avez sauvée... »

Chuchota-t-elle enfin tel un secret de la plus haute importance. Son sourire s'élargit alors qu'elle remettait sa tête droite. Elle ne cherchait plus à savoir qui elle était, non. Elle avait oublié ses priorités, plus rien n'importait que servir ce bel inconnu, que d'avoir un compliment, une caresse, un mot de lui... Ou, même, un regard.
Au diable sa conscience, au diable ses obligations, au diable son nom! Elle avait trouvé cet être.

« Non... ? Vous êtes un ange, hein ? J'en ai jamais vu ici; dans le Rêve. »

Une de ses mains se glissa sur celle qui tenait son menton, elle la détacha doucement pour y glisser ses doigts entre ceux de l'homme. Elle regarda sa main s'enlacer à l'autre comme si ce n'était pas elle qui agissait, mais quelqu'un d'autre. Elle reporta ensuite toute son attention sur l'homme, avec un sourire encore, un peu plus - était-ce possible ? - niais et épanouis.

« Qui êtes-vous ? »

La question glissa de ses lèvres. Sa voix douce et ronronnante laissait entendre un léger accent enfantin et alors qu'elle continuait à dévorer des yeux cet inconnu; ses iris sembla se troubler, la couleur tangua entre le noisette et un rouge écarlate si vif qu'il semblait être vivant. Les traits de son visage semblait gagner en âge, et pendant quelques minutes, l'inconnu et ses hommes eurent le doute sur son âge réel.
Etait-ce vraiment une enfant de douze ans ? Etait-ce vraiment ce qu'elle prétendait ?
Les apparences sont souvent trompeuses!

« MARY! Tu es... »

La voix de l'écureuil retentit alors que celui-ci sauta sur les genoux de sa maîtresse, il rompit le lien des mains entre les deux prisonniers du rêve et saisit de ses pattes chaque côté du visage de Mary, l'obligeant à le regarder.

« ... Saine et Sauve. J'en suis si heureux, je ne sais pas ce que je serais devenu si il t'étais arrivé quelque chose... Oooh, mon dieu, nous aurions du refuser d'accompagner ce groupe de Centhaurus Renard dans la Dinette en pleine nuit, peu importait le Conseil qu'il devait rejoindre. Mary... »

Un éclair passa sur le visage de Mary qui reprit sa forme de gamine de douze ans, non, plus aucun doute n'était possible, plus rien n'indiquait que son âge physique différait de son âge réel. Non, plus rien. Le petit doute qui s'était immiscée venait de se dissiper, et les yeux de Mary se posèrent avec leur couleur marron délicieuse sur le petit écureuil qui... Sourit enfin, s'assurant que tout allait bien.
C'était juste. L'écureuil se tourna vers l'homme, et le jugea en fronçant son museau. Raÿms claqua des dents avant de regarder les hommes qui accompagnait ce drôle d'énergumène. Il se tint dans un silence le plus complet, ce n'était pas à lui, serviteur, de parler. Il préféra s'adosser contre le ventre de sa maîtresse et attendre, oui, attendre, et son oeil mauvais jugeait les uns et les autres.

« Oui... C'est cela! L'Hensel et Grättel! Où sont-ils ? Que s'est-il passé ? »

Son expression de béatitude avait laissé place à celle d'un étonnement profond ainsi qu'une pointe d'angoisse et d'inquiétude. Mary remonta son visage au niveau de l'homme...
Diable ou Dieu ?!
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Sam 10 Déc - 17:46

Les deux gardes regardèrent la scène, perplexe. Bien sûr qu'il se doutait maintenant du pouvoir de Lucius, mais ils n'y pouvaient rien. Primo car ils étaient bien payés, secundo car ils étaient marqués et tertio parce qu'ils étaient aussi sous son influence. Le temps sembla s'arrêter, rien n'avait plus d'importance, le vent balayait juste la plaine, le monde semblait paisible, tranquille et en paix avec lui même. Lucius s'était approché d'elle avec une délicatesse sans nom, ils étaient rare les diables galants, ces violeurs qui vous abordent avec des roses teintés de sang.
Bientôt, les yeux de la jeune filles n'eurent plus de secret pour lui, d'un seul regard il pouvait tout percer chez elle. Il avait transformé la pierre d'un château fort en sable fin, rien ne semblait inatteignable. Caressant délicatement son menton, il laissa tranquillement la jeune fille sombrer dans ce délicieux opium sucré qu'était son étreinte au goût envoutant. Jusqu'où pouvait-il transformer le coeur de cette petite fille. Tel l'alchimiste recherchant la pierre philosophale, tel le courageux héros cherchant ses limites, il se devait d'aller plus profond. Cela faisait un temps qu'il ne s'était pas exercé dans cette gymnastique de l'enchantement, et cela lui ferait le plus grand bien.
Tel l'eau dans la roche, son esprit s'insinuait dans le sien, creusant des galeries et s'installant dans celles déjà creusées, profitant de chaque faille qu'il avait ouvert. De l'amitié, il pouvait lui en offrir, de la protection, aussi, de l'amour, sans doute. Rien ne pouvait plus bloquer sa conquête, jusqu'à ce que chacun de ses battements coeurs soit hanté par son image. Sa voix, doux murmure, s'envola jusqu'à ses oreilles.

« Vous m'avez sauvée... »

« Bien sûr mon enfant, nous vous avons sauvés des griffes de ces monstres impitoyables... »

Il vit son regard changer. C'est ce qu'il attendait. Le charme est bien plus compliqué qu'il n'y paraît. Combien de mages se prétendants plus envoûtants qu'ils ne l'étaient, ont contredit, par leurs paroles, leurs auras. Et Lucius le savait parfaitement, il fallait toujours maîtriser sa rhétorique, les gens qui subissaient les paradoxes des charmes tombaient dans d'affreux cauchemars, perdants leurs esprits dans un labyrinthe horrible, contorsionné par les deux extrêmes : l'amour, et la haine. L'enfant continua ses paroles...

« Non... ? Vous êtes un ange, hein ? J'en ai jamais vu ici; dans le Rêve. »

« Un Ange ?». Il rigola, amusé.« Non, ce serait tellement orgueilleux de se donner ce genre de titre... Disons que je passe mon temps a faire le bonheur autour de moi...»

Il disait la vérité, il apportait le bonheur au gens, mettant un peu de sucre dans l'amer café de leur vie. Doucement elle détacha sa main de la sienne, et glissa ses doigts dans sa poigne. Était-elle réellement une enfant ? Lucius aurait aussi pu se demander si il n'était pas allé trop loin dans ses charmes, il n'osa pas. Elle lui glissa une question dans le silence du monde.

« Qui êtes-vous ? »

« Lucius de Vaillefendre, mais appelle moi Lucius, je te prie...»

Son visage changea, une nouvelle fois. Elle vieillissait a vue d'oeil, Fitzgerald et Siegfried se regardèrent, à l'affut du moindre danger. Qui sait quel démon pouvait se cacher a l'intérieur de la jeune fille, une Succube ? Ce serait incroyable. Ils ne firent pas l'erreur de toucher a leurs armes, ne voulant pas déranger le projet de leur maître.

« MARY! Tu es... »

L'écureuil était donc réveillé, Lucius sentit Azraël se mouvoir dans sa poche. Il ne fallait pas prendre de risque, l'envoutement de Lucius se fit plus fort, on ne sait jamais de quoi l'animal était capable, et il ne fallait surtout pas que son charme soit brisé...
Elle s'appelait donc Mary, bien joli nom, pour une bien jolie demoiselle.

« ... Saine et Sauve. J'en suis si heureux, je ne sais pas ce que je serais devenu si il t'étais arrivé quelque chose... Oooh, mon dieu, nous aurions du refuser d'accompagner ce groupe de Centhaurus Renard dans la Dinette en pleine nuit, peu importait le Conseil qu'il devait rejoindre. Mary... »

La gamine reprit son visage originel, malgré Lucius qui aurait voulu contempler ce spectacle un peu plus longtemps. L'écureuil regarda Lucius et ses gardes, avec suspicion. Azraël grimpa de la poche a l'épaule de son maître, et lui dit, a l'oreille, plus bas possible.

« Tu crois qu'il se doute de quelque chose ?»

Lucius ne répondit pas, il s'en fichait. L'écureuil tomberait lui aussi, quoiqu'il essayasse de faire. Rien ne pouvait arrêter cette lente corruption voluptueuse qui prenait place dans l'âme de ses victimes. L'esprit de l'Incube était confus. Pour la première fois il se sentit touché par quelque chose. Azraël le sentit aussi, mais n'y prêta pas attention. Au final, il était peut-être content que cet être gagne en Humanité.
Lucius se posa alors une question : « pourquoi s'attaquerait-il a une enfant ? ». Cela ne lui été jamais arrivé de se questionner sur ses actes. Il décida d'éloigner le plan du bordel de son esprit, il n'aurait pas pu lui faire du mal après l'avoir sauvé. Et surtout pas après avoir jouer comme cela avec son coeur. Elle n'était pas destinée a cela, il le savait bien. Sa douce voix le sorti de ses songes...

« Oui... C'est cela! L'Hensel et Grättel! Où sont-ils ? Que s'est-il passé ? »

« Moi et mes Gardes revenions de nos affaires privées. Et sur le retour nous avons vu un groupe de Renards attaqués et nous avons combattus quelques de ces monstres. Au carrefour de deux blocs d'assiettes, j'ai assisté a votre attaque. J'ai demandé a mes Hommes, si dévoués, de vous sauver. Mais laisser moi vous les présenter : Fitzgerald et Siegrfried Hounds, les Chiens de Chasses des Canidés.»

Les Gardes s'approchèrent, s'agenouillèrent et présentèrent leurs respects, jouant les chevaliers, ce n'étaient que des mercenaires, même si il est vrai qu'a une époques ils défendaient plus leurs patries que leurs bourses.
Lucius tenta le tout pour le tout.
Il saisit la jeune fille dans ses bras et broya son esprit sous un regard plus que charmeur. Son Hermine vint se poser a côtés d'eux, les Gardes disparurent au loin, s'en allant, veillant toujours sur la plaine, laissant le Maître, dont ils ne connaissaient pas les plans, s'occuper de la dénommée Mary.

« Mary, Ma-Ry, ma chère Mary... Racontez-moi. Je veux tout savoir de vous, et de vos activités. »

Trop tard, le charme était trop puissant, il se laissa aller aux confessions véridiques, s'en rien craindre, car il ne risquait rien.

« Personnellement, je viens en aide aux gens. Je leur propose un peu de bonheur charnel, un peu de bonheur spirituel et spiritueux. »

Il se dit que ce n'était rien, qu'une gamine de 12 ans ne pouvait rien savoir a ses choses là. Quand l'écureuil, son esprit était sans doute déjà plié sous son charme. Bien qu'il ne connaissait pas l'intelligence de cette petite bête, elle semblait plutôt lâche, et elle ne mettrait pas longtemps à céder.

« Ma Douce Amie, Où comptez vous aller ? Me laisseriez vous vous raccompagner ? La route serait plus sûre avec mes deux compagnons.»
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Dim 11 Déc - 19:28

La même mélodie résonna à nouveau, bien que ce ne fut pas une mélodie, mais plutôt un silence, oui, un silence étrange remplis de douces promesses et douceurs sucrées qui, comme des présents, se répendaient de part et d'autre de la volonté de la petite fille. Ils firent une muraille, puissantes, épaisses, qui emprisonnèrent bientôt les pensées de Mary, les focalisant sur cet être dont ses yeux s'étaient, à nouveau, entichés. Elle resta béate, une seconde, encore, cette ondulation, cette torsion de la réalité eut lieux sur son visage, dans ses yeux, déformant, brouillant et la rendant tantôt âgée, tantôt jeune. Ce n'était pas flagrant, non, juste de discrètes ondulations qui lui donnait presque un air féérique, irréelle, et pourtant, Mary, était bien réelle. Ses yeux tanguèrent entre une grande palette de couleur, passant du turquoise à un vert éclatant, puis filant vers des rouges et des oranges pastels. Ses cheveux s'allongeaient, se réduisaient, ondulaient, se lissaient, changeant de forme comme de couleur sans avoir de formes fixes, ni même une base. Les traits du visage de l'enfante n'y coupa pas, suivant ce mouvement engrangé par le pouvoir, l'étrange pouvoir, cette aura délicieuse dont pulsait cet homme... Oui. Celui-là.
Ses lèvres frémirent, son corps, tout entier, aussi, alors qu'il prenait la parole. Il écrasait son esprit de son charme, continuait son oeuvre, l'asservissait à son charme, à sa beauté machiavélique, alors qu'elle ne pouvait qu'acquiescer et papillonner des paupières. Elle n'osait à peine respirer, à peine.

Son écureuil sursauta. Il se tendit, alors qu'il voyait fondre sa maîtresse, sa volonté, son esprit tout entier n'était que guimauve! Amoureuse éphémère de cette magie ô combien dangereuse pour elle! Sa polymorphie échappait à son contrôle, et, Raÿms n'était, hélas pour ce beau diable, pas dupe. Il lutta de toutes ses formes. Il ferma son esprit. Et sauta sur l'épaule de sa maîtresse, fusillant d'un regard sombre et noir cet homme qui posait bien trop de questions. Montrait bien trop d'intérêt pour elle, sa belle Mary.

« Elle, c'est Mary, ma maîtresse et je suis Sir Raÿms sont serviteur dévoué. Nous sommes guides dans le Rêve pour duper notre ennui... Et nos ennemis. Nous avons conduis une petite troupe de Centhaurus Renard vers le Conseil des Centhaurus... Et bien que je vous dois des remerciements pour votre... Geste bien citoyen de nous avoir sauver et vous être interposer entre ces terribles créatures et nous-même. Nous devons déplorer la perte de Centhaurus qui portait, encore, le Rêve de Gyssth Mulivert pour l'Unification des nations. Nous avons une dette certaine envers vous, Seigneur Lucius. Je vous remercierais jamais assez d'avoir sauver la vie de ma maîtresse et ma propre vie. »

Il lâcha un bref soupire, avant de se dresser sur ses pattes arrières. Il fronça un peu plus ses yeux et son museau, essayant de savoir si ils l'avaient déjà croisés, ou si il avait un intérêt quelconque à mettre aussi à mal sa maîtresse et ses pouvoirs.

« Nous allons surement nous reposer ici-même, nous aimons le camping. Et nous n'avons pas besoin de vos chiens de gardes en escorte. Nous savons nous débrouiller, nous-même. Merci. »

Son ton était froid, cassant, condescendant. Il était bien hors de question de laisser cette personne inconnue et visiblement dangereuse approché de Mary, et resté dans ses parages. L'écureuil croisa ses petits bras, avant de porter un bref regard sur l'Hermine... Une belle hermine, magnifique et épurée. Raÿms n'y prêta pas plus d'attention, avant de se remettre à quatre patte, se penchant vers le visage de Mary. Il regarda avec une horreur maîtrisée les dégâts causées sur le contrôle des pouvoirs de cette enfante, par cet homme... Dieu qu'il soit, jamais Raÿms ne le laisserait l'approcher plus longtemps. Jamais, jamais! Personne ne devait savoir qui se cachait sous ce masque enfantin que Mary se dressait, se tissait, jour après jour, pour taire les cauchemars de son passé.
Inquiet. Perturbé par l'état de sa maîtresse. Entre la colère et une immense compassion, il ne savait plus comment réagir pour capter l'attention de sa petite protégée.
Il frotta sa tête contre la joue de l'enfante, doucement, lui faisant sentir toute la douceur de son pelage.

« Mary... »

Murmura-t-il. Avant même qu'il puisse continuer, la jeune enfantine enroula ses bras autour du cou de l'être, l'approchant, le collant, non! Pire! Le plaquant contre elle avec force. Une force de femme. Non d'enfant. Une force mal contrôlée. Elle soupira d'aise et d'amour.

Raÿms perdit l'équilibre et partit de justesse de l'épaule de Mary, l'écureuil se retrouva, tout penaud, sur l'herbe, abasourdis.

« Je ne compte aller que là où vos pas me guideront. Je suis sûre que je pourrais me montrer utile pour rembourser ma dette envers vous... Je vous dois la vie, Seigneur Lucius. Je ne peux l'oublier! »

La voix étouffée par les vêtements et le corps de Lucius, de Mary résonna avec force, langoureuse. La petite fille sortit sa tête de sa toute nouvelle cachette, y ayant respiré la forte fragrance de l'homme. Un large sourire se peignis sur les lèvres de l'enfante.

« Je vous aime déjà, Lucius. »

Ces quelques mots tintèrent comme le doux tintement des grelots. Léger, doux, cassant le silence avec légèreté.
Sans prévenir, sans souffler mot, elle plaça ses lèvres sur celles de l'homme.
Raÿms poussa un bref cri sur-aiguë, se glaçant sur place.
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Dim 11 Déc - 21:49

Tel ces barbares assoiffés de sang, ces mercenaires qui n'ont jamais assez de pièces d'or entre leurs doigts, et ces politiciens ivres de pouvoir, Lucius se droguait à asservir doucement l'esprit de la jeune fille. Sans jamais brusquer quoique ce soit. Lorsque l'on a un passe-partout, pourquoi défoncer les portes après tout ? Les gens autour de lui manquaient cruellement de finesse. Son pouvoir était comme un poison, on ne peut tendre un verre empoisonné, il est tout de suite suspect, il faut savoir utiliser les verres sur la table du banquet.
Il n'empêche qu'il était tristement déchiré par le visage radieux de Mary. Ses yeux étaient des kaléidoscopes fantasmagoriques, aux changements merveilleux, et son visage changeait de forme, se mutant en quelque chose de plus beau, et de plus intriguant. La raison de Lucius était comme-celle de son interlocutrice, elle ne fonctionnait plus, en revanche celle de l'Hermine serait toujours là pour le secourir. Son coeur, lui, était divisé entre la fascination, et la honte. Comme le scientifique qui utiliser sa propre fille comme cobaye, il culpabilisait d'aller aussi loin. Mais, car il y a bien un Mais, il ne pouvait s'empêcher de continuer, ouvrant les poupées russes de l'esprit de Mary, essayant de découvrir quelle pierre précieuse se trouvait à l'intérieur. Il en était sûr, ce que renfermait la jeune fille - fille ou femme ? - Était bien plus proche du rubis que du gravillon.

Soudain, la tension dans l'air changea, c'était le petit animal qui tentait vainement de s'interposer. Lucius était surpris, il existait donc des êtres capables de résister a ses pouvoirs. Peu importe, ce n'était pas un écureuil qui allait changer la donne. Identiquement au seigneur qui essaie de protéger son titre tout juste acquis, il se devait de protéger l'Enfant de la mauvaise influence de l'animal. Il renforça encore son étreinte sur la jeune demoiselle.
Il parlait trop cet écureuil. Lucius dut renforcer son charme sur ses gardes pour les apaiser au mot « Chien de Garde », mais il frissonna lorsqu'il entendit le nom douloureux de Gyssth Mulivert. Les blessures causés par ses divers partisans a sa noble personne lui firent mal, comme se rouvrant au nom de cette stupide créature. L'animal se prenait, apparemment pour un Héros, se dressant sur ses pattes, chevalier face au dragon. Nous étions dans un rêve, mais pas dans un conte de fée, et les chevaliers à fourrure, finissent souvent calcinés.

Lucius rigola intérieurement, d'un rire nerveux, méchant, presque sadique lorsque la jeune demoiselle ignora son propre animal, visiblement, tout marchait comme prévu. En réalité, c'était le plan terrible de l'Homme qui se mettait en place. La raison reprit, pour un court instant le dessus sur le coeur, et il savait qu'il allait devoir user de moult ruses pour venir à but de cet adversaire qui était, certes petit par la taille, mais grand par le dérangement qu'il causait. Et puis il y eut ce « Je vous aime » qui embruma l'esprit et le coeur du proxénète, mais il n'eut pas le temps de s'y perdre.
Soudain, un cri perça le silence, c'était l'écureuil, le coeur de l'Homme s'enflamma, on lui avait pris ses lèvres. Le coeur troublé par la phrase de la jeune fille, il mit un certain temps avant de réaliser que on l'avait embrassé. Il ne fallait pas se tromper, il avait déjà eut le droit a des baisers passionnés et brulant de prostituées, mais c'était la première fois que quelqu'un l'embrassait d'un amour sincère. L'Hermine était elle aussi choquée, c'était sans doute la première fois que Lucius était allé aussi loin, et que quelqu'un s'éprenait de son Maître. Parier que ce fut impossible, il ne l'aurait pas fait, mais si il avait parié que ce serait une jeune fille de 12 ans qui le fasse, il aurait sans doute cru avoir fait le mauvais choix.

Lucius se sentit pousser des ailes, il ne sait pas ce qui lui prit mais il se plut a rendre le baiser a l'être sans age. Car il était désormais sûr que cet être avait bien plus de douze ans, ce ne pouvait pas en être autrement. Il sentit les effets de son charme se faire plus puissants, et il était déjà conquis alors que cette jeune fille ne maîtrisait sans doute aucun pouvoir. Son regard se perdit dans les yeux colorés de Mary.

« Ma demoiselle, c'est avec un grand honneur que je reçois le sincère cadeau que vous me faites...»

L'Hermine eut une forte envie de rire au mot « sincère », mais s'en prévint, a cause des risques de représailles de son maître. Lucius hésitait, devait-il continuer a maintenir son empreinte sur la jeune fille, ou non ? Ne s'en voudrait-il pas de disposer de tels sentiments si ils n'étaient point franc, mais il se tuerait si il perdait la jeune fille... Peut-être qu'en relâchant son charme progressivement, il réussirait à atteindre son but... Pour l'instant, il n'en était pas question, pas avant que l'écureuil ne soit convaincu de ses bonnes intentions.

« Mary, ma chère Mary, vous faîtes le bonheur de mon âme et de mon coeur, je suis vraiment enchanté de vous avoir à mes côtés... Vous ne me devez rien, je vous le jure, si je ne vous avais pas sauvé la vie, nous n'aurions jamais eut cette discussion et ce baiser que vous m'avez gracieusement offert. Si vous pouviez me rembourser de la dette que vous avez envers moi, ce serait simplement en me laissant être avec vous. Pourriez-vous convaincre votre Ami, si suspicieux, je pense, malgré tout le respect que je vous porte Seigneur Raÿms, qu'il croit que je suis un danger pour vous, alors je ne vous jure que je n'aurais cesse de vous protéger. »

Le regard de Lucius perça celui de l'Écureuil, dans un mélange de pitié et de bonté, qui cachait sans doute un peu de malignité. Il détourna son regard de l'animal avant de le replonger dans ceux de Mary, et de l'embrasser a nouveau. Azraël regarda la scène, soucieux, il était en parti convaincu que son maître faisait une erreur, mais bon, il s'en sortirait si il en faisait une, comme d'habitude.

« Ma Dame, vous ne m'avez toujours pas informé sur votre personne, je suis sûr que vous êtes forte intéressante, parlez de moi de vous, j'ai hâte de boire vos paroles »

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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Jeu 22 Déc - 0:46

« Ma...Ma...Ma...»

L'air et le temps s'était suspendu dans les airs; les esprits et consciences de chacun s'étaient arrêté en même temps, parfaite symbiose où seul les deux protagonistes échangeant un baiser chaste et, pourtant, passionné, gorgé d'amour d'une pureté sans égal, semblait vivre et pouvoir se mouvoir.
Le petit écureuil n'en revenait pas, il clignait des yeux, le teint blafard, le museau grand ouvert, il en avait même lâché son bandana qu'il était entrain de réajuster après sa petite chute. Il ne pouvait plus rien penser, son mépris pour ce grossier personnage grandis en flèche tout comme sa colère momentanée. Quelqu'un... Quelqu'un.... venait de profaner les douces lèvres pures et vierges de sa maîtresse, sous ses yeux, à lui, son fidèle serviteur qui était, encore, immobile et pétrifié, incapable de lever ne serais-ce un bout de griffe pour interrompre cet odieux spectacle! Il bégayait le nom de sa maîtresse, n'arrivant même plus à le prononcer alors qu'il regardait ébahis et terrifié les divers changements physiques, cet instabilité constante dont faisait preuve le corps et le visage de l'enfante. Il savait combien c'était dangereux, il savait combien il devait agir vite dans ces cas et combien l'énergie vacillante de Mary nécessitait un grand contrôle autant de la part de l'enfante que de son entourage.
Mais... Non, il ne pouvait plus rien penser! On violait sa maîtresse! On lui prenait la virginité de ses douces lèvres enfantines! On lui arrachait le coeur et les entrailles, réduisant lui, Sir Raÿms à l'état de spectateurs inactifs sans pouvoirs! Comment pouvait-il réfléchir, ou, même, remarquer ce flux de magies colorés et polymorphiques qui s'échappait du contrôle de Mary ?!
Figé. Raÿms secoua la tête et continua d'halluciner en coutant les mots de l'homme. Cet homme... Il lui ferait payer, d'une manière ou d'une autre! A moins que ce soit Mary qui prenne les devants... ? Peut-être que sa maîtresse jouait un tour à cet homme, comme elle sait si bien le faire ? Non, impossible! Jamais elle n'embrasserait aussi innocement quelqu'un si ce n'était pas avec sincérité. La stupeur lui noua la gorge, étouffant les quelques mots qu'il essayait - tant bien que mal - de prononcer.
De quels charmes terrifiants cet homme était donc capable ?

Avant que Mary ne réponde, Raÿms sauta sur la tête de sa maîtresse, et, à quatre pattes, avança vers l'homme. Il du résister à l'envie de lui mordre le nez pour qu'il s'éloigne de sa maîtresse et la lâche.

« Ôtez vos sales mains de Mary, Goujat! »

Grogna-t-il dans un petit bruit suraigüe. Si Raÿms aurait été un félin ça aurait été un rugissement profond et sonore qui serait sortie et non ce son quelque peu ridicule. Raÿms plongea ses iris marrons, aux couleurs des feuillages d'automne, avant de durcir son regard et de montrer ses petites dents avec insistance.

« Je ne sais pas qui vous êtes, mais je vous interdis d'abuser de ma petite maîtresse une seconde de plus! Vous profitez d'un moment de faiblesse, infâme créature! Entant que gentleman, je vous prierais de vous écartez et d'oubliez les paroles farfelues qu'à pu tenir ma maîtresse Mary. L'attaque des Hensel et Grättel nous a traumatisé! Alors. Qui que vous soyez, éloignez-vous! »

Son ton de voix n'admettait aucune contradiction. Et Raÿms se préparait déjà à raisonner Mary avec une manière bien plus horrible et violente... Il n'avait jamais, de sa vie dans le Rêve aux côtés de cette enfante particulière, vu Mary rester stoïque si quelqu'un levait la main sur lui... Raÿms provoquerait la colère, soit des chiens de gardes qui veillait au grain, un peu plus loin, ou de ce grossier personnage outrancier et détestable qui profitait de sa maîtresse.
Foi d'écureuil, il se prendrait un coup de cuillère sur la tête où il ne s’appellerait plus "Sir"!
L'écureuil perché sur la tête de sa maîtresse glapissait avec véracité, Mary qui, jusqu'à maintenant, était restée béante d'admiration devant son amour éphémère de la journée, ou plutôt, de l'instant ?! Elle leva, enfin, les yeux vers l'écureuil, refusant, cependant, à détacher ses bras du cou de l'homme qui acceptait avec tant de douceur et de plaisir son amour et ses premiers baisers. L'enfante fronça les sourcils, louchant quelque peu pour apercevoir la tête de Raÿms qui semblait... En colère.
Pourquoi donc ? Cet homme était charmant! Ces mots délicieux, son odeur était un enchantement! Il était, à lui, entier, une drogue dont Mary se repensait et se nourrissait en ce moment-même. Pourquoi était-il en colère ? Il leur avait sauvé la vie!
L'enfante, inquiète et piquée à vif dans sa curiosité naturelle et enfantine se tut, attendit, calmement, sagement, la suite des évènements. Elle clignait des yeux doucement, tenant Lucius comme une peluche contre elle, l'empêchant de se reculer.
Ce moment de latence permis à l'apparence de Mary de se fixer. Son visage retrouva des traits définis, elle paraissait être une toute jeune adolescente de deux ou trois années de plus que son apparence de départ. Ses yeux s'étaient trouvées une jolie couleur dorée et ses cheveux étaient un champ de bataille entre un vert pomme acidulé et un joli pourpre! Un côté court, un autre mi-long aux fines mèches très longues qui semblaient ne pas avoir eut le temps de rétrécir.
Elle n'avait plus envie de répondre. Réduite au silence par le scandale de son familier d'âme, elle attendait, sage comme une image, de voir où voulait en venir Raÿms... Ne comprenant qu'à moitié ces mots, ces accusations, n'ayant -pour tout esprit- qu'une conscience broyé et asphyxié par le pouvoir de Lucius.
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Jeu 22 Déc - 11:01

« Rageant, n'est-ce pas ?»

Les mots d'Azraël fusèrent, léger, bruissant, comme le vent d'automne, qui amène avec lui, ses mélancolies et ses désespoirs, tragiques. Bordel oui, comme c'était rageant. L'esprit de l'Incube s'échauffa un peu plus a chaque remarque déplaisante de l'écureuil. Quel était cet être ridicule qui résistait à l'emprise de son Charme ? Il avait vu, les guerriers les plus valeureux, les politiciens les plus convaincus, et les partisans les plus fanatiques céder à son pouvoir, s'écrouler devant lui, plier le genoux, et lui obéir, comme à un dieu. Mais là, une pauvre petite boule de poils, car c'était bien ça qu'était cet espèce de rejeton du rêve, un misérable animal, a peine plus gros que son poing, qui ne pensait qu'à bouffer des glands et a protéger sa maîtresse, résistait, et sans le moindre effort à son charme. Azraël pendant ce temps, lui chuchotait qu'il fallait en finir, que ce n'était pas bon pour les affaires, que si il la sortait de son Charme cela pourrait-être dangereux, que de toute façon son Amour n'était qu'un pauvre reflet de l'enchantement de Lucius, et que il ferait mieux d'abréger ses souffrances, car quoiqu'il arrive, il n'apposerait pas sa marque sur la jeune fille. Les souffrances de Mary, et les siennes. Il n'avait pas tort, il avait raison. Il fallait en finir, le plus rapidement possible, sans bon sentiments. Les affaires avant tout. C'est ce qui l'avait amené a sa conditions, après être sorti de la misère la plus atroce. Redevenir comme avant ? Jamais, si il avait tué le leader de tout un peuple, il pouvait sans problème s'occuper d'une petite fille.

Ils arrivaient au loin, Fitzgerald, Siegfried, et elle. Une femme magnifique, au teint hâlé, a l'accent lointain, aux mains magnifiques, douces, et surtout extrêmement redoutable. Fitzgerald et Siegfried étaient très bons, mais rien ne viendrait jamais a bout d'elle, Esméralda. De tout ses gardes du corps , elle était, sans conteste, la plus rassurante. Qui sait combien de dagues, de couteaux, de poisons, et autres accessoires, elle cachait sous sa robe voilée. Il l'avait fait venir depuis son départ, mais la rencontre inattendue lui avait fait faire du chemin à parcourir. Peu importe. On ne sait pas ce qui pouvait motiver cette femme, elle ne demandait pas d'argent, ni de services, elle se pliait à lui, le transformant en demi-dieu sur ce monde.

« Vous m'avez fait demander maître.»
« Oui, ma belle, nous partons. Ne bougez pas ma chère amie.»

Elle ne posa pas de question. Sans ouvrir sa bouche, Lucius avait déjà donné toutes les instructions possibles. Il se leva, et leva Mary par la même occasion, sous le regard interloqué de l'aéroport. Renforçant l'étreinte de son sort, comme on renforce l'étreinte de nos mains, pour briser le pauvre cou, d'un poulet innocent. Il embrassa Mary, une fois de plus, tentant de l'assouvir, le plus possible, il recula. Fitzgerald, Siegfried, tournaient autour d'eux, comme les chiens tournent autour de leur proie, dans un cercle dont on ne pouvait sortir vivant.

Esméralda et Lucius était déjà hors du cercle. Une fois les ordres donnés, il faudrait partir vite, si Fitzgerald et Siegfried revenaient chercher leur bourse, tout ce serait bien passé. Malheureusement, l'Incube avait l'horrible pressentiment, que l'imprévu allait se produire. Mais, il ne devait pas prendre de risque. Bien qu'il aurait aimé, regarder, dans la plus grand extase, la chute aux enfers, de cette douce enfant, aux lèvres tout justes maculées, et au visage changeant, a la beauté sans formes données. Sans cet écureuil, elle aurait pu faire une compagne formidable, que Lucius se serait gardé, uniquement pour lui, ne voulant partager avec le reste du Monde, un être si extraordinaire. Mais on ne pouvait survivre sans compagnon d'âme, et la fin était proche. L'Hermine remonta dans la veste de son maître. Lucius rigola. Encore, plus fort. Il partait dans ses rires proches du délire, de la perversité, lorsque l'Esprit chute, de cette corde de la raison, tendu au dessus d'un vide de folie.

Avant que Mary ne puisse dire quoique ce soit, que Raÿms ne puisse prononcer la moindre parole. Il renforça une fois de plus son charme sur l'enfant. Il commença, d'une voix clair et sèche, froide, et son regard l'était tout autant. Il perçait les yeux de l'écureuil, dans une colère sans limites, tel le prédateur, rendu fou, par les gesticulations inutiles de sa proie. La fin était proche.

« En réalité, j'ai fait une erreur. Vous sauver. Je n'aurais jamais dû en effet. J'aurais dû laisser cette attaque mettre fin a vos jours, car les miens n'auraient jamais été en danger. Malheureusement, ma chère Mary, l'ingratitude de votre Animal causera votre perte. Je vous aime vous savez. Mais je ne puis accepter, après tout ce que j'ai fait, et malgré le fait que je sois quelqu'un dont la douceur n'aurait eut aucun impact négatif sur votre chère enfant, que vous, Sir Raÿms ne causiez ma perte. Votre pouvoir, est, comment dire... dérangeant. Vous pourriez très bien vivre, je pourrais juste vous menacer : si vous faîtes quoique ce soit je vous tue. Mais non, je ne prendrais pas le risque. J'ai pris assez de risques au cours de ma vie, et croyez moi, le meurtre d'une gosse, quelque soit sa beauté et mon amour pour elle, n'est que la plus basse marche de l'escalier de la cruauté que je suis capable de franchir. Pensiez vous réellement que vous alliez vous en sortir ? »

Il regarda, la jeune fille, la transperçant une dernière fois du regard. Elle était immobile, était-elle traumatisée, ou assez soumise par son pouvoir, il n'en savait rien. Il ne voulait pas le savoir. Esméralda, le pris par le bras, pendu a ses lèvres voluptueuses et susurrantes de haine. Elle se nourrissait de cela, de la haine de ce monde, et de sa violence. Et bien, qu'elle boive au calice du sang, qu'elle boive au boive de la folie, et qu'elle s'enivre de leurs parfums, car nous n'avions qu'une vie ici.

« Vous connaissez déjà Fitzgerald et Siegfried. Ce sont eux qui vous ont sauvé, comble de l'ironie. Ce sont eux qui mettront fin, immédiatement, à vos jours. Car je ne puis vous laisser en vie. Comprenez moi. Sachez néanmoins que j'ai été très heureux de faire votre connaissance. Mary, je vous aime, vous savez. Messieurs, vous savez ce qu'il vous reste à faire. ATTAQUE ! »

Au moment précis ou les mots de haine et de colère chantèrent. Siegfried se tenait derrière Mary, et la saisit contre lui. Lucius se retourna, versa une larme, et puis un rire. Il s'éloigna d'eux. Fitzgerald, lui avait saisi son épée, et chargeait sur l'enfant, sans la moindre retenue. Siegfried la poussa en avant. Son frère souleva son épée au dessus d'elle. Elle était frêle, il pourrait sans doute, la couper en deux, de la tête, aux cuisses, verticalement, sans forcer, car ses os cèderaient sous la force de son arme. Siegfried se changea en chien, son frère en ferait de même. On ne sait jamais comment, elle pouvait répliquer. Et puis, il n'y a que sous cette formes, qu'ils dévoraient les cadavres.

« Mary, ma chère Mary. Je suis sûr que vous allez les tuer. Et je suis sûr, qu'ils ne reviendront pas pour leur paie. Je suis sûr que vous allez me haïr, et que vous allez me chercher, comme tout ces gens qui me haïssent. Vous allez tenter de me trouver, quoiqu'il arrive. Et vous le ferez. Puis je fuirez, et nous nous pourchasserons, vous me haïssant, moi vous aimant, sans jamais pouvoir revivre ces doux moments, jusqu'à ce que l'un de nous ait raison de l'autre. Merci, pour votre Baiser. »
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Ven 23 Déc - 17:47

Le voile se brisa. Le mensonge implosa et dans leurs morceaux, ils tranchèrent, écorchèrent la conscience de Mary, qui sembla se réveiller d'un long et vaporeux sommeil en une fraction de seconde. Elle sentit le souffle, encore une fois, et ce baiser, délicieux, sur ses lèvres, puis, la seconde d'après, ses entrailles étaient nouées par l'angoisse de la peur. L'adrénaline commençait à glisser dans ses veines se mélangeant à son sang, son coeur avait commencé un rythme endiablé et ses yeux ahuris fixait les deux Centhaurus les menaçant.
Comment est-ce possible?
Elle jeta, désespérément, un dernier regard vers la forme de Lucius et cette horrible femme, dont l'existence était pour elle un poison douloureux, s'éloigner. Sans un regards. Sans un mots. Son amour se consuma comme le mensonge, et quand la réalité revient plus belle, plus grande et plus forte...

Mary se mit à rire.
Comment osait-il ? Lui ? Ce microbe ? Vouloir la tuer ?

Un rire jaune, macabre et à vous glacez le sang sortit de la gorge de cette enfante qui ne fit pas grand cas de l'épée au-dessus d'elle. Non, non, ça ne servait à rien. A rien, vous dis-je! Elle riait à s'en tenir les cottes, elle riait à en pleurer, elle riait à en souffrir! Dans ce maelström de son, dans ce décor cauchemardesque, on entendit une mélopée de craquement d'os, de muscles qui s'arrache et peau qui se déchire. On vit le petit corps de Mary prendre une nouvelle forme, entièrement.
Ses bras s'allongèrent, sa colonne vertébrale craqua de nombreuses fois et puis ses omoplates changèrent de position dans une rotation ô combien douloureuse, pouvait-on deviner, par le bruit décharné qu'il en ressortit.
Bientôt, alors que ce petit corps triplait de volume, s'allongeait et se couvrait d'un poil touffue, ce fut la tête de la petite fille qui se mouvait. Sa mâchoire se fissura, s'allongea, puis s'agrandit. Son nez et sa bouche changèrent, aussi, fusionnant en un proéminent museau. Ses cheveux noircirent avant de devenir crinière puis de se fondre dans le poil qui recouvrait déjà son corps.

Son rire était devenu grognement de fureur.
Il n'était plus envisageable de trancher en deux cette petite fille d'un seule coup d'épée. On ne pouvait même plus dire que c'était une petite fille! Ce chien, non ce loup... NON! Cette créature n'avait rien de noble mais inspirait la crainte et respirait la puissance. On devinait des muscles d'acier roulant sous son pelage, des os durs comme le métal, et des crocs longs et acérés qui devaient n'avoir aucun mal à déchiqueter chair et peau.
Les yeux de Mary, ce kaléidoscope enchanteur avait disparu. Un jaune étincelant proche de l'or, aux pupilles fendue, jetaient un lourd regard sur les deux chiens de gardes de Lucius, son premier et si éphémère amour qui l'avait délaissé là, choisissant sa mort.
D'où avait-il ce droit ?
La colère et la honte étranglait cet être.

« Je vous hais. JE VOUS HAIS! »

Une vois tranchante sortit de la gueule de la créature qui était née de l'esprit de la petite fille. Bientôt elle se jeta sur les deux chiens de gardes avec force et rage, les yeux injectés de sang, l'haleine brûlante et le sang sur les crocs.
La mort se mit à chanter dans la clairière, un chant composer d'hurlement de rages, de cries de douleurs et de glapissements! Il y avait aussi ce gargouillis désagréable du sang qui giclait, de la cervelles qui se répandaient et des corps qui, encore tiède, perdaient vie.

La créature se dressa sur ses pattes arrières, levant le torse et balançant sa tête en arrière avec une étrange douceur. Le calme et le silence régnait. Du bout du museau aux épaules de la bête, on vit apparaître de nouveau le visage de Mary, et ses cheveux n'était plus qu'une masse d'un rouge aussi vif que le sang, entremêlés sur sa tête.
Dans sa patte droite, elle tenait encore la tête de l'un des gardes.
Elle regardait, fixement, la direction qu'avait prise Lucius.
Sir Raÿms sortit de sa cachette et en quelques bonds, et un peu d'escalade, rejoignit l'épaule de sa maîtresse. Il la regarda, puis il suivit son regard.

« Mar...
- Non, Raÿms. Non. Personne ne peut blesser Mary. Cet homme est dangereux. Il est dangereux pour le Rêve. Il vend le plaisir empoisonné. Il faut l'arrêter. »

Sur ses mots chuchotés. Le Rêve se mit à se mouvoir.
La réalité décrocha et voici qu'on vit une étrange bouche sans dents, ni gencives, juste une forme, avaler les cadavres. Sucer chaque brin d'herbes pour en retirer l’hémoglobine et les bouts de chairs, de cervelles, chaque restes de ce combat... Que dis-je! De ce carnage!
La forme étrange sortit du sol, sembla attendre, après son festin. Attendait-elle des ordres ? Sans doute, car l'enfante transformé la fixa et lança son bras en direction de Lucius. Sans attendre, ni hésiter, la forme partit, vive comme l'éclair, disparaissant dans le sol pour attraper sa proie.
Cette forme allait l'avaler, oui, LUCIUS! L'avaler! Elle n'avait, hélas! Pas l'ordre de le digérer comme chaque cadavre du Rêve, non. Elle devait juste l'avaler, puis, la transporter! Dans un lieux étrange, mystique et si différent du Rêve...
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MessageSujet: Re: Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]   Ven 23 Déc - 21:33

Lucius pressa le pas, comme le faisait Esméralda, mais pourtant, aussi loin qu'ils étaient, ils entendirent le terrible Hurlement d'un monstre. Ce cri de colère inhumain, raisonna dans chaque parcelle de Lucius qui s'empressait de marcher plus vite, il aurait aimé pouvoir s'envoler. Les pulsations de son coeur se firent plus rapides, brulant ses tympans, ce n'était plus du sang qui coulait dans son corps, mais de l'acide sulfurique bouillonnant, il aurait presque senti l'odeur du sang dans sa bouche. Jamais l'Incube n'avait couru aussi vite. L'Hermine lui demanda quel type d'ennemi il avait bien pu se mettre a dos. Lucius n'avait pas eut le temps de s'expliquer, il entendit des hurlements, mais pas ceux du monstre. Bon dieu, cette chose, peu importe sa forme, avait vaincu Fitzgerald et Siegfried, quel dommage. Cela ferait des incapables en moins a payer. Il se devait de rejoindre le plus vite possible un lieu sécurisé. Ainsi, comme il s'en était douté, cette enfant, Mary, n'était pas normale, n'était pas une simple enfant de Douze ans. Finalement, il n'éprouvait pour elle plus d'amour, juste une crainte horrible.

« Mon maître, mon cher Maître, allons-nous nous en sortir vivant ?»

Il ne répondit pas. Cette adversaire semblait différent de ce qu'il avait pu rencontrer. Pourtant il en avait rencontrer, des Soldats du conseil, jusqu'à la Garde de Mulivert, des mercenaires de l'Out-Sang, jusqu'aux Gardiens des Temples Centhaurus, il pensait avoir tout vu. Il se devrait de recruter des mercenaires un peu plus fort la prochaine fois. Mais il y avait-il des gens assez fort pour résister a cette... chose ? Peut-être Lilith, mais qu'en savait-il ? Ce n'était qu'un mythe après tout. Quoiqu'il en soit, rien ne pourrait l'aider maintenant.

Il s'arrêta, et elle le fit aussi. Ils étaient dans un bosquet, ils s'étaient perdus, mais peut-être qu'ils seraient en sécurité, au milieu d'une forêt. Il s'appuya contre un arbre, et essaya de réfléchir. Que pourrait-il faire maintenant ? Lucius se demandait si il serait en sécurité un jour, et si cela ne lui attirerait pas des ennuis, finalement. Pourquoi il les avait sauvé après tout, il avait perdu deux Hommes a cause de cela, et maintenant il s'attirait des désagréments, plus que gênants. Il regarda, Esméralda, et lui posa une question, simple, la pénétrant de son regard perçant, et usant encore une fois de plus de son pouvoir d'enchantement.

« Tu es toujours avec moi, n'est-ce pas ? »

Elle acquiesça en hochant la tête et se permit un sourire. Finalement, il savait qu'il pouvait compter sur des gens. Il saisit son Hermine, la sortant de sa poche, elle semblait aussi ennuyé que lui. Pensant, peut-être qu'a deux ils élaboreraient un plan pour s'en sortir. Ils se mirent a tergiverser, peut-être qu'en appelant des mercenaires, ils seraient là en un rien de temps. Et puis après tout, il pourrait sans aucun doute trouver un moyen de charmer ce Monstre quel qu'il soit. Son pouvoir d'enchantement n'avait jamais manqué a l'appel. Il remit Azraël dans sa poche. Soudain, un coup de vent, et il sentit le sol trembler sous ses pieds.

« Maître, restez derrière moi, je vous protègerais ! »

Esméralda se rapprocha de lui, et sortit des plis de sa robes des lames enduites de poison. Elle n'avait jamais loupé une cible, et ces couteaux pouvaient percer des armures et endormir un léviathan, alors il pouvait venir se monstre. Mais ils ne s'attendaient, ni lui, ni elle, a ce que le monstre vienne d'en dessous d'eux. En effet, ils n'eurent pas le temps de dire quoique ce soit, et c'était déjà une énorme bouche qui s'ouvrait sous Lucius, remplaçant le sol ferme sous ses pieds par un vide béant.

Sa suivante se retourna effrayé, lui aussi paraissait surpris, et même effrayé. Il réalisait qu'il allait tomber dans ce gouffre sans fond qui s'ouvrait sous ses pieds. Mais a peine l'eut-il compris, qu'il attrapa violemment Esméralda contre lui, avec un sourire jusqu'aux oreilles, un rictus presque effrayant. Et elle ne s'attendait pas a ça la pauvre, elle lâcha une larme et un cri d'effroi. Alors elle avait peur du vide ? Du noir ? Peu importe. Il la serra contre lui, et lui envoya, via son pouvoir, une vague d'apaisement. Puis, approcha sa bouche de son oreille et lui chuchota.

« Tu es toujours sous contrat, tu t'en souviens ? »

Ils chutèrent tout les deux, dans les abysses du noir complet. Perdant la notion de temps, d'espace, dans un état plus proche du sommeil, voir de la mort, que de la clairvoyance. Finalement, les yeux de Lucius se fermèrent, et il laissa sa tête plonger dans le néant. Ce monde semblait de plus en plus intéressant.
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Tout n'est qu'Illusions, Mensonges et Perversités. [ PV Lucius. ]

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